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  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 19:02

Alors que le complice Eddie Cline est de nouveau remplacé par Mal St-Clair, Keaton après avoir donné sa vision de l'affaire Arbuckle (Cops) et sa vision du mariage (My wife's relations), semble revenir au slapstick pur. Et de fait, jusquà la dix-neuvième minute, ce film est un concentré de gag classique, sur un thème typiquement Américain, dans lequel on dénote avec intérêt l'appartenance de Buster Keaton à un cinéma presque lyrique, qui fait de lui l'héritier d'un Griffith (Ce qu'il revendiquera) et l'égal d'un Ford, qui lui aussi quittait déja son univers westernien en cette année 1922 pour s'intéresser à des sujets sur l'Amérique profonde (The village blacksmith, justement, chez Fox). Le maréchal ferrant de ce film est comique, source de gags, oui, mais il est si typiquement Américain... pendant longtemps, on n'a connu de ce film qu'une copie qui était en fait une version abandonnée du film, et elle contenait une introduction-gag basée sur des intertitres imités de poésie populaire, qui allaient dans ce sens, de placer le maréchal-ferrant au coeur de la vie Américaine.

L'assistant (Buster Keaton) d'un maréchal-ferrant (Joe Roberts) suscite la colère de ce dernier par son inefficacité; alors que la police maitrise et enferme la grosse brute, l'assistant est donc laissé à charge de l'échoppe, et doit assumer seul toutes les tâches: ferrer un cheval difficile (On lui fait choisir les fers comme dans un magasin de chaussures), aider une dame dont les dons en matière d'équitation sont limités (Keaton lui installe un siège avec suspension hydraulique afin de limiter les mouvement sur son pauvre dos), et réparer une voiture magnifique dont le blanc virginal va bientôt se parer de toutes les taches de graisse possibles. Mais le patron revient vite, et entre deux tâches, il lui faut trouver le moyen de calmer la colère du monstre...

Dans la version intermédiaire, un gag était redondant: un des deux chevaux était blanc, et Keaton le salissait consciencieusement, diminuant l'effet produit par la séquence avec la voiture. Dans une version définitive du film, récemment retrouvée, la séquence du cheval blanc est abandonnée au profit d'une splendide course-poursuite entre Buster et Joe Roberts, qui a plusieurs avantages: exit la redite, d'une part; d'autre part, Buster sort de l'atelier, et le film en ressort grandi... Disons que même amélioré, ce n'est pas son meilleur, mais il se laisse de toute façon voir.

A l'exception de la fin, c'est un film très classique, et qui aurait pu être tourné chez Roach, avec Laurel par exemple. Sauf que Buster conclue en effectuant, une fois de plus, le torpillage du mariage. Cette fois, et sans raison valable, Keaton se marie avec Virginia Fox, mais les dernières images nous montrent un Buster marié qui baille de tout son être...

Published by François Massarelli - dans Buster Keaton Muet
26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 17:53
The real glory (Henry Hathaway, 1939)

Les Philippines, au début du XXe siècle. Des troubles locaux menacent la population, et une troupe de bandits s'en prennent à la paix trop fragiles. Les Américains, prêts à partir de la région, dépêchent des hommes d'armes pour aller former une vraie armée de Philippins, mais dès leur arrivée, leur colonel est tué. Pour les hommes qui restent, ça va être difficile d'autant que leur nouvel officier est dur, très dur... Et bien qu'il ne l'admette pas, il est en passe de devenir aveugle. Le docteur Cavanan (Gary Cooper) va prendre les choses en mains...

Cette production Goldwyn a tout du petit film: conflit aussi nébuleux que possible, e=intérêts rabaissés (Le mal contre le bien), lecture assez gentiment ethno-centriste, héros invincible et dur (C'est Gary Cooper, pas le genre à caresser les gens dans le sens du poil)... Bref on est dans du classique, de l'éprouvé. Ca n'apporte pas grand chose à la gloire de "Coop", et ça prolonge (Pour ne pas dire "copie") The lives of a bengal lancer. C'est un film criminel? Non, bien sur.

Ca se laisse regarder? Bien sur!

Published by François Massarelli - dans Henry Hathaway Cinéma Américain Gary Cooper
25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 11:47
Sous la griffe (Jean Durand, 1912)

Sans Joe Hamman, l'équipe de Durand tente une autre approche du film d'aventures: tout en continuant d'utiliser des décors naturels, ils se tiennent cette fois à l'écart, aussi bien du western, que de la Camargue, et en deux bobines sous haute influence, de Louis Feuillade et de Léonce Perret, ils racontent une histoire de sombre rivalité entre plusieurs aventuriers Afrikaners autour d'une mine d'or, située en en Rhodésie. On constatera qu'il n'y a pas un seul noir à l'horizon, mais on se contentera de lever brièvement les yeux au ciel, après tout: c'est peut-être préférable! Sinon, on n'ose imaginer quel rôle on aurait pu faire jouer, et par qui ils auraient été interprétés... au passage, les rochers de la forêt de Fontainebleau figurent ici le Transvaal.

Il n'y a pas grand chose à dire, la mise en scène est très fonctionnelle, et Durand a retenu la leçon de Feuillade; la lisibilité des péripéties, enchaînées avec économie, y rivalise avec la peinture des passions négatives. Il A aussi vu les films de Léonce Perret, et une très jolie scène lui permet de montrer des qualités plastiques rares dans son oeuvre, avec l'ombre d'une panthère qui se détache sur les fenêtres d'une maison. A ce sujet, l'homme de cirque qu'est Durand se laisse probablement un peu influencer par les films animaliers contemporains de Alfred Machin réalisés pour Pathé...

Sous la griffe (Jean Durand, 1912)
Published by François Massarelli - dans Gaumont Jean Durand Muet Cinéma Français
25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 10:21
Buffy the vampire slayer #3 (Joss Whedon, 1998-1999)

La troisième saison de la série poursuit sur sa lancée, et continue à illustrer et chroniquer la vie des adolescents dans un lycée Américain, mais cette fois, c'est pour en finir une bonne fois pour toutes : s'avisant du fait que le lycée ne dure que trois ans, Whedon et son équipe ont donc prévu une sortie en beauté, des perspectives d'avenir, et des changements drastiques. Et du coup le sujet même de cette saison devient la sortie du lycée, le rite de passage qui contient sa dose de maturité, de remise en question, de choix difficile et de deuil. Tout ça sera donc contenu dans la progression de cette excellente saison.

Buffy va donc une fois de plus faire face à une tueuse différente, et après Kendra qui était si rigoureuse, la nouvelle, Faith (Eliza Dushku) est en réalité encore plus rebelle qu'elle, ce qui bien sur a pour effet de renvoyer d'elle-même une image à laquelle elle est peu habituée. Eliza Dushku est formidable, boule d'énergie qui trouve très vite s place, en reflet déformé de Buffy mais apte à se doter d'une vie propre. Poursuivant sa politique des poupées russes, Whedon introduit ici des méchants qui se font vite remplacer, avant d'asséner un coup de grâce : le "villain" viendra de là où on ne l'attend pas... Et les démons commencent à évoluer parmi les humains, en étant de moins en moins stigmatisés, et combattus.

L'extension de lunivers passe par une redéfinition du rapport de Buffy au conseil des observateurs, qui tentent de reprendre le dessus sur la jeune femme en dépéchant un envoyé, Wesley Wynda-Pryce, qui ne fera qu'accentuer le gouffre désormais creusé entre les instances et leur tueuse qui ne travaile bien qu'en équipe restreinte.

Agel revient de l'enfer, sans qu'on sache pourquoi... On voit ici l'équipe s'amuser avec la perspective de « tourner » Angel en vampire maléfique une fois de plus, mais l'essentiel du rôle du vampire avec une âme consiste à préparer son départ, autant dans l'intrigue de la série qu'en tant que future vedette de sa propre série.

Et les amis de Buffy continuent d'évoluer, Wilow dans sa maîtrise de la sorcellerie, mais aussi dans son affirmation d'elle-même. Elle, comme Xander, ont même leur épisode en solo, et les deux font partie de la rême de la saison. Xander, à ce propos, continue de se démarquer des autres : pas de talent particulier, des résultats scolaires médiocres, et une inimitié mordante pour Cordelia... Rien de nouveau ? Disons que le personnage ermet un ancrage de point de vue des « gens normaux », ce qui est appréciable.

1 Anne (Ecrit et dirigé par Joss Whedon)

Buffy a disparu, d'autant qu'elle a aussi été virée par le principal Snyder. Giles la cherche, ses amis Willow, Xander, Cordelia et Oz qui doivent commencer sans elle une troisième année de lycée essaient tant bien que mal de la remplacer. Nous la suivons, quant à nous, à Los Angeles, où elle s'est réfugiée afin d'exorciser la décision qu'lle a prise récemment, de tuer son petit ami. Elle veut cesser d'exister, échapper à cette insupportable responsabilité qui consiste à sauver le monde. Mais une aventure à Los Angeles, manifestement un enfer sur terre, la pousse à se reconnaître, enfin, comme ce qu'elle est. L'épisode est crucial dans une saison qui va confirmer cette donne : la troisième et dernière année de lycée, c'est celle durant laquelle on termine le travail sur soi, et pour Buffy, ça prend évidemment des proportions cosmiques. Le début de saison est en demi-teintes, mais il est séduisant, et il change complètement de la routine...

2 Dead man's party (Ecrit par Marti Noxon, dirigé par James Whitmore Jr)

Le retour de Buffy n'est évdemment pas anodin, il fallait au moins un épisode. Donc en apparence, on lui prépare une fête, mais en vérité, tout le monde lui fait un peu la tête. Et ce qui n'arrange rien, c'est que le mal qui la ronge, la mort nécessaire d'Angel qui venait de retrouver son âme, Buffy ne peut en parler à personne. Mais cet état de faits douloureux passe par du fun parfaitement assumé, avec une petite fête qui dégénère en bal des zombies, à l'aide d'un McGuffin fourni par Joyce ! Celle-ci, du reste, voit désormais le vrai quotidien de sa fille...

3 Faith, Hope and Trick (Ecrit par David Greenwalt, dirigé par James Contner)

Le titre s'explique facilement : Faith est donc le nom de la nouvelle tueuse... qui a un gros vampire dangereux aux trousses. Hope est le nom codé du nouveau petit ami potentiel de Buffy (Scott, de son prénom), un type normal et qui ne fera sans doute pas long feu. Et Trick est le nom d'un vampire qui va momentanément incarner une menace importante sur Buffy et Sunnydale. Mais soyons francs : ce qui est important, c'est d'une part l'arivée de Faith, . Son nom (la foi) lui permet de faire son devoir sans poser de questions, et elle y a pris goût : Faith est une tueuse, douée, sans merci, et qui aime la violence. La relation avec Buffy part très mal. D'autre part, un détail : Angel revient.

4 Beauty and the beasts (Ecrit par Marti Noxon, diirigé pr James Whitmore Jr)

...Et Buffy qui le recontre au hasard d'une chasse nocturne a donc appris le retour de son fiancé, qui revient choqué d'une dimension infernale. Elle s'interroge bien sur sur la marche à suivre, et se demande s'il redeviendra normal... Pendant qu'un phénomène mystérieux fait des victimes, des gens qui sont retrouvés horriblement mutilés. Le loup-garou Oz a-t-il tué ? La réponse permettra à Marti Noxon de faire passer un message en subtilité sur les femmes parfois victimes des hommes, les vrais, et le titre est à prendre dans ce sens.

5 Homecoming (Ecrit et dirigé par David Greenwalt)

Buffy essaie décidément de mettre de l'ordre dans sa vie...

Scott rompt avec elle, anéantissant du même coup le seul lien avec une vie de lycéenne à peu près normale qui lui restait. De son côté, Cordelia est affairée à devenir Homecoming Queen, ce qui augmente son comportement de personne persuadée d'être le centre du monde. Buffy décide de lui faire une sérieuse concurrence... Pendant ce temps, Trick lance une chasse à la tueuse, qui fait intervenir un certain nombre de personnages louches, et attire l'attention d'un nouveau personnage, le maire de la ville.

Et Xander et Willow font face à un développement inattendu de leur amitié...

6 Band candy (Ecrit par Jane Espenson, et dirigé par Michael Lange)

Episode fantastique, durant lequel Ethan Rayne est engagé par le maire et Trick pour organiser les confitions d'une cérémonie secrète : il s'agit de donner un tribut à un des démons qui permettent au maire de rester en place depuis, disons, fort longtemps... fin de rendre possible la fête, le chaos doit rêgner à Sunnydale. La mairie distribue des caisses de chocolat à l'école, et la mission des lycéens est d'en vendre à leurs parents. Mais les parents, rajeunis par le chocolat, commencent à perdre les pédales...

Faith est totalement absente, mais l'épisode est formidable de drôlerie, tout en fournissant un écho particulièrement pertinent à la frénésie de Xander et Willow qui arivent de moins en moins à contrôler leur attirance mutuelle.

7 Revelations (Ecrit par Doug Petrie et dirigé par James Contner)

Une nouvelle observatrice pour Faith, Gwendolyn Post, qui s'en prend à Giles et Buffy, arrive à un bien mauvais moment, car Xander a vu Buffy dans les bras d'Angel, et le révèle à ses amis. Faith se met donc en tête de le traietr comme tout vampire, pendant que Mrs Posts'avère être mue par des motifs peu glorieux... Il ressort de cet épisode que Buffy est au moins dotée d'amis, même si elle peut parfois en souffrir, au moins leur motivations sont-elles nobles. Faith affiche de plus en plus sa solitude.

8 Lovers walk (Ecrit par Dan Vebber, et dirigé par David Semel)

Ce formidable épisode se charge de ppermettre aux personnages de faire le point sur leurs relations respectives, et en particulier bien sur Xander et Willow qui « trompent » (chastement pour l'instant) leurs compagnon respectif l'un avec l'autre. C'est Spike, revenu à Sunnydale pour oublier ses conflits avec Drusilla, qui va donner l'occasion : il les enlève afin d'obliger Willow à lui confectionner un filtre d'amour pour Drusilla. Cordelia et Oz vont surprendre, en voulant les sauver, Xander et Willow en plein baiser, et Cordelia est blessée... Mais Spike va aussi faire sérieusement réfléchir Buffy et Angel en leur révélant à quel point ils sont incapables de rester amis. L'épisode est excellent de bout en bout, et nous donne un nouvel aperçu de l duplicité du maire Wilkins, dont on sent bien qu'il va apporter des ennuis.

9 Wish (Ecrit par Marti Noxon, et dirigé par David Greenwalt)

Cordelia identifie Buffy comme la source de tous ses maux, et regrette qu'elle ne soit jamais venue à Sunnydale... Devant Anya, démon de la vengea,ce,qui exauce ce vœu immédiatement. Tout ce qui suit découle logiquement du souhait de Cordelia, et éclaire un peu plus les personnages, qui sont vus en pleine crise. Willow en vampire est étonnante...

10 Amends (Ecrit et dirigé par Joss Whedon)

Quel meilleur moyen dans un film Américain de symboliser le miracle de Noêl, qu'un peu de neige ? Bien sur, nous sommes au sud de la Californie, mais ce n'en est que plus remarquable... Cet épisode permet à Buffy et Angel d'affronter la réalité de leur situation, tout en offrant à Angel une occasion de souffrir vraiment : c'est la deuxième fois que le mal absolu, « the first », est mentionné...

11 Gingerbread (Ecrit par Jane Espenson et Thania St John, et dirigé par James Whitmore Jr)

Parce qu'en accompagnant sa fille sur une patrouille elle a vu les cadavres encore tous chauds de deux enfants, probablement tués par un culte de sorciers, Joyce Summers se lance das une croisade pour nettoyer la ville de tout ce qui est malsain. Une foule fanatisée, soutenue par le maire, s'en prend donc à tous les jeunes qui ne filent pas droit, et Buffy, Willow et Amy sont en première ligne...

Mais qui sont les deux enfants en question, et d'où viennent-ils ?

L'épisode montre bien le pouvoir de la foule, et la façon dont un soupçon de politique peut venir agiter une foule et transformer des braves gens en des fascistes, un thème totalement d'actualité hélas. Par ailleurs, l'épisode éclaire le rapport difficile de Willow à ses parents, d'une façon intéressante, et est l'occasion pour Amy de disparaître en beauté, en se métamorphosant en rat...

12 Helpless (Ecrit par David Fury, dirigé par James Contner)

Buffy décline. Pourquoi ? Il semble bien que Giles en sache plus qu'il ne l'admet...

Testée par le conseil ds observateurs, Buffy va prendre un peu plus son indépendance, et Giles va se faire virer...

13 The Zeppo (Ecrit par Dan Vebber, dirigé par James Whitmore Jr )

Zeppo Marx : des cinq frères, c'est le quatrième : il jouait l'élément raisonnable dans les films Paramount, et ses trois frères lui ont prié de ne plus apparaître à l'écran lors du passage à la MGM. Cordelia, qui a des références, indique donc à Xander qu'il n'a rien à faire avec les Buffy, Giles, Willow... Il n'est rien, et n'a rien pour lui, contrairement à Oz qui lui au moins est un loup-garou. Ca va être le point de départ d'un épisode complètement centré sur le personnage, auquel un certain nombre de choses vraiment intéressantes vont arriver, sans que jamais personne d'autre (Hum, à part Faith, qui partage une petite heure avec lui...) le sache. Ils étaient trop occupés à sauver le monde d'une apocalypse imminente.

14 Bad girls (Ecrit par Doug Petrie, dirigé par Michael Lange )

Après avoir patrouillé chacune de son côté, après s'être évitées même, les deux tueuses patrouillent et zigouillent les vampires ensemble, et Buffy se prend à voir les choses du côté de Faith : le plaisir de tuer, l'éveil sensoriel, et la tentation de laisse de côté ses chères études pour se laisse aller à la nature prédatrice de sa vocation... Seulement un homme est tué par erreur lors de leurs sorties...

De son côté, le maire Wilkins se révèle de plus en plus inquiétant... Pourtant ce ne sera pas lui la grande menace de cette saison...

A côté de cette sombre occurrence, l'épisode voit l'arrivée de Wesley Wyndam-Pryce, le nouvel observateur...

15 Consequences (Ecrit par Marti Noxon, dirigé par Michael Gershman)

Le titre est on ne peut plus clair, et rappelle que tout a des conséquences justement. Ici, c'est le comportement de Faith qui pose problème. Elle va jusqu'à dénoncer Buffy pour le crime qu'elle a elle-même commis. L'épisode est dur, sombre et une fois de plus on voit que le mal est parfois tout proche...

16 Doppelgangland (Ecrit et dirigé par Joss Whedon)

Une autre série de conséquences est à l'oeuvre ici : Anya, le démon qui avait enoyé Cordelia dans une autre dimension, a perdu son penditif qui lui permettait de conserver ses pouvoirs, et en fait il est perdu dans l'autre dimension, celle où Buffy n'habitait pas Sunnydale. Suite à une erreur de manipulation de Willow, à laquelle elle a demandé de l'aider dans un sort pour le récupérer, elles ont ramené un vampire de cette dimension, et non des moindes : Willow. L'épisode est hilarant, et c'est un festival de phrases à la Willow, de situations à la Willow, et elle va même apprendre des choses sur elle-même.

17 Enemies (Ecrit par Doug Petrie, dirigé par David Grossman)

Cette fois, Faith abat ses cartes : pour le compte du maire Wilkins, elle tente de « tourner » Angel en Angelus, et se révèle une ennemie très coriace... De leurs côtés, Agel et Buffy réalisent qu'ils sont dans une impasse amoureuse.

18 Earshot (Ecrit par Jane Espenson, dirigé par Regis Kimble)

Pour dévélopper un peu plus le concept du « tout a des conséquences » érigé en pierre fondatrice de la série, cet épisode utilise un prétexte simple : Buffy, en tuant un démon, a été « infectée » par lun de ses pouvoirs, et désormais entend les pensées des autres. Pittoresque au départ, utile ensuite, ça finit par être encombrant car le pouvoir s'installe, et elle entend vraiment tout : Xander ne pense qu'au sexe, que Cordelia ne fait aucune différence entre ses pensées et ses paroles, et Buffy apprend en entendant les pensées de sa mère qu'elle a couché avec Giles lors de l'épisode fameux des chocolats ensorcelés...

Mais surtout elle entend distinctement un tueur annoncer un carnage au lycée. Mais qui ?

Jonathan acquiert soudainement un relief phénoménl dans un épisode qui semble nous expliquer pourquoi on le voyait si souvent incarner l'étudiant lambda.

19 Choices (Ecrit par David Fury, dirigé par James Contner)

Le choix, c'est celui de l'avenir : la sortie du lycée se profile... Pour ceux qui survivront, bien sur.
Pendant ce temps, le maire continue à préparer son « ascension », dont personne ne parvient à comprendre encore ce qu'elle représente, si ce n'est que le risque est énorme. Dans cet épisode, une fois de plus, la règle absolue du « mettre Willow en danger » est appliquée, ce qui a pour conséquences d'une part de lui montrer à elle-même qu'elle peut encaisser bien plus (Elle tue un vampire avec la magie), et d'autre part qu'elle va donc devoir résister aux sirènes d'Oxford, Harvard, Yale, etc, pour rester à Sunnydale. L'épisode se clôt sur une révélation inattendue à propos de Cordelia.

20 The prom (Ecrit par Marti Noxon, dirigé par David Solomon)

Le choix, c'est le thème essentiel de cette saison, c'est aussi l'inévitable conclusion de l'étrange relation entre Angel et Buffy : alors que ses amis se préparent à affronter le départ du lycée le cœur relativement léger, Buffy entend Angel lui annoncer son départ définitif après la fin du lycée.

L'aboutissement de trois ans de lycée est donc pour elle essentiellement consacré à protéger les autres lycéens contre les inévitables attaques durant le « prom ». Elle y reçoit de Jonathan et de tous les autres lycéens, un vibrant et inattendu hommage. Néanmoins, on appréciera l'image de ces étudiants tellement rejetés par les autres qu'ils ont décidé de lâcher "les chiens de l'enfer" sur leur camarades.

21 Graduation day part 1 (Ecrit et dirigé par Joss Whedon)

22 Graduation day part 2 (Ecrit et dirigé par Joss Whedon)

L'aboutissement de cette saison est ultra-maîtrisé et permet de brasser les thèmes : la remise de diplômes comme rite de passage, finalité aboslue de trois années de lycée, départ vers l'ailleurs, et en même temps futile pince-fesses qui ne prend ici de l'intérêt que parce qu'on y a rendez-vus avec un démon... Comme d'habitude. Joss Whedon s'amuse une fois de plus à confondre la vie de ses personnages avec le show lui-même et à la veille de partir vers de nouvelles aventures... Fait exploser le lycée ! Nombreux en ont sans doute rêvé.

Les personnages arrivent exactement à ce point émotionnel d'incertitude fait d'un mélange de profonde satisfaction d'avoir été jusque là, et d'angoisse pour un avenir incertain. Certain se préparent à tirer leur révérence (Angel, Cordelia, Wesley), d'autres arrivent pour s'installer définitivement : Anya.
Enfin, dans ce final en or, une connection étrange se fait jour entre Buffy et Faith. Ennemies, elles se rapprochent malgré tout, et apparaissent comme des sœurs. Ca coutera du sang, mais elles ont un lien, qui apparaît à travers un étrange rêve qui les voit partager le même inconscient. Et Joss Whedon y lâche, à travers les répliques de Faith, des indices cryptés sur la suite des événements, qui tendent à prouver qu'il a décidément prévu beaucoup de choses, longtemps avant...

Buffy the vampire slayer #3 (Joss Whedon, 1998-1999)
Buffy the vampire slayer #3 (Joss Whedon, 1998-1999)
Buffy the vampire slayer #3 (Joss Whedon, 1998-1999)
Published by François Massarelli - dans Joss Whedon TV Fantastique
24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 16:51
Les croix de bois (Raymond Bernard, 1932)

Adapté d'un roman de Roland Dorgelès, ce film de Raymond Bernard est le premier film parlant, Français qui donne une vision probablement juste de la 1e guerre mondiale, vue à hauteur d'homme, et plus particulièrement de soldat. Ce n'est pas un hasard: quand il publie son roman en 1919, Dorgelès est un vétéran de a guerre mondiale... Le film est d'autant plus important que le conflit a, depuis l'exception J'accuse (Qui se vautre souvent dans les excès, mais ne se contente au moins pas de ça), uniquement généré en France des films réactionnaires ou patriotiques. Ce qui revient d'ailleurs souvent au même. Ici, on passera de l'idéalisme à l'eau de rose, volontiers mais tendrement moqué, des jeunes volontaires qui "voudraient tant combattre" de 1914, à la vie à la dure des poilus des tranchées.

1914: le jeune étudiant en droit Gilbert Demarchy (PIerre Blanchar), d'après ses nouveaux camarades, arriverait "après la bataille": en effet, les Allemands ayant été repoussés lors de l'offensive de la Marne, nombreux sont les soldats qui pensent que la victoire est pliée, et la guerre finie. Mais ils se trompent rudement, et ils vont apprendre à vivre avec la menace, se réjouir de se réveiller après une nuit incertaine, et voir partir les copains les uns à la suite des autres...

Aux côtés de Blanchar, on reconnaît entre autres Gabriel Gabrio (le soldat Sulphart, ouvrier dans le cvil et grande gueule en toutes circonstances), Charles Vanel (Le Caporal Bréval, un épicier dans le civil qui attend impatiemment une lettre de son épouse qui ne viendra jamais), ou encore Raymond Aimos, Antonin Artaud et Raymond Cordy. La plupart d'entre eux, Vanel et Blanchar en tête, ont participé à la première guerre mondiale et composent des poilus au caractère affirmé, dont les dialogues de Bernard et André Lang sont loin d'être édulcorés. C'est le quotidien du soldat qui s'affiche à l'écran, dans une mise en scène qui se refuse à embellir quoi que ce soit: les scènes tournées en studio sont souvent l'occasion pour le cinéaste de ses situer dans un cadre à la visibilité restreinte, que ce soit à cause du terrain, de la fumée, ou de la nuit. La bande-son, impressionnante pour 1932, recrée le chaos sonore des trachées, et la vie sur le fil du rasoir de ces hommes qui n'ont plus que leur camaraderie pour se raccrocher à la vie. Bernard qui a été l'un des plus importants cinéastes de la fin du muet, sait aussi quand cesser de s'intéresser au dialogue, et il utilise magistralement l'image et le montage, ce qui n'échappera pas à Darryl Zanuck... ce dernier fera acheter le film par la Fox, pas pour le montrer aux Etats-Unis, mais pour s'en servir comme source stock-shots, dont le principal bénéficiaire sera certainement The road to glory, de Hawks (1936). Y sera reprise, de plus, la scène de la mine, lorsque les soldats sont priés de rester en place pendant que les Allemands percent un tunnel sous leurs pieds afin de déposer une mine...

Mais quoi qu'il en soit, ce film majeur rejoint les autres grandes oeuvres tournées sur le conflit depuis 1925, et me semble à mettre dans le même panier que le célèbre All quiet on the Western Front de Lewis MIlestone. On y retrouve le même parcours, la même réalisation par les soldats de leur condition, les mêmes désillusions, et le même souci de ne jamais diaboliser l'ennemi. Après l'infecte propagande d'ultra-droite du Film du poilu, ça fait du bien...

Published by François Massarelli - dans Raymond Bernard Cinéma Français Première guerre mondiale
22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 14:14
Le railway de la mort (Jean Durand, 1912)

Le titre ne ment pas, et met l'accet sur le principal attrait de cet excellent film, pour lequel Jean Durand se décide à utiliser un peu plus de pellicule: d'une, on passe à deux bobines, et ça fait un sacrée différence! Joe Hamman, de son côté, avait du recevoir pas mal de commentaires élogieux pour sa cascade à dos de train dans Cent dollars mort ou vif, réédite son exploit et Durand en profite pour en faire une vraie prouesse de mise en scène à la mode 1912...

Deux amis, Tom Burke (Max Dhartigny) et Joe Barker (Joe Hamman), recueillent les confidences d'un mourant, qui leur révèle l'existence d'une fabuleuse mine d'or. Ils décident de se l'approprier... sans se mettre d'accord pour le faire ensemble. Ils vont donc s'épier, jusqu'à ce que l'un d'entre eux fasse le premier pas et parte, aussitôt poursuivi par l'autre, dans une folie qui se terminera mal, très mal...

Profitant du petit chemin de fer de Camargue qui acceptait systématiquement de prêter ses voies et son matériel, Durand met donc en route une séquence sur le train qui est absolument fantastique: Hamman saute sur le dernier wagon du train en marche depuis un portique. On passe ensuite à un plan filmé depuis le wagon, qui montre Hamman rejoindre avec difficulté l'avant du train... Mais un chauffeur (C'est Ernest Bourbon, grande vedette Gaumont sous le pseudonyme d'Onésime) l'a vu et est monté à son tour. La lutte est intense, et dangereuse pour les deux acteurs. Finalement, Hamman se débarrasse de l'autre homme, et le dernier plan de la séquence montre la locomotive, qu'il a détachée, s'éloigner au loin, pendant que les wagons restent en arrière. Ce qui permet, ni vu ni connu, un changement de point de vue, puisque son concurrent fait partie des passagers qui vont rester en rade...

Le railway de la mort (Jean Durand, 1912)
Published by François Massarelli - dans Jean Durand Gaumont Muet Western
22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 14:07
Coeur ardent (Jean Durand, 1912)

Tourné en plein marais, ce western Camarguais concerne un épisode romancé et qui était déjà un cliché romantique de la vie de ceux qu'on appelait "les peaux-rouges" au XIXe siècle. Coeur Ardent (Joe Hamman) et Sun Ray (Berthe Dagmar) s'aiment, mais le chef Sitting Bear (Non crédité, il est interprété comme les autres indiens de ce film à l'exception des deux principaux protagonistes, par un gitan venu des Saintes-Marie de la Mer) s'y oppose car le jeune homme n'a rien. Comme les amoureux n'en démordent pas, il décide le soumettre à une épreuve.

On dépasse à peine le pittoresque, avec ce scénario cousu de fil blanc, qui permet au moins d'exhiber les collections d'objets Indiens de Joe Hamman. Et come tous les autres films de la série, il a été tourné en plein air, au milieu des chevaux de Camargue, que Berthe Dagmar prend un plaisir évident à monter...

Published by François Massarelli - dans Western Jean Durand Gaumont Muet
21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 18:49
Love & mercy (Bill Pohlad, 2014)

Brian Wilson, génie des Beach Boys, vus à travers deux époques cruciales de sa vie, par deux acteurs: Paul Dano (Brillant) interprète le Brian du moment ou tout bascule, entre sa volonté de prendre en mains sa musique (La période est marquée par l'album Pet sounds sorti en 1966) et le constat qu'il ira nulle part parce que sa musique EST sa folie, et que personne ne le soutient (D'où l'abandon de l'album Smile en 1967); Ces éléments sont disposés comme autant de flash-backs dans l'intrigue principale située au début des années 80, et Brian y est cette fois incarné par John Cusack. A cette époque, Brian est "revenu d'entre les morts", ou du moins de la folie, mais tombé sous la coupe de Gene Landy, un psychologue-manager qui a fait main basse sur lui, sa vie et sa musique, pour le presser comme un citron. Dans ces circonstances, Brian Wilson va malgré tout rencontrer Melinda Ledbetter (Elizabeth Banks), une femme dont il va vie tomber amoureux, mais qui va devoir lutter avec Landy.

Il en ressort une interprétation très juste de l'histoire, de sa folie, des légendes, pour autant que mes lectures m'aient permis d'en juger, sur le génie, ses contraintes, et sa fluctuation... Mais dans l'ensemble c'est de l'histoire, et je résiste à la tentation d'écrire ce mot avec un grand H! Et le film est en prime une recréation à pleurer de bonheur de la confection de chefs d'oeuvre, dont l'enregistrement des magnifiques chansons du grandiose Pet sounds, dont la chanson fragile God only knows. et rien que pour ça, le film vaut le déplacement. Une fois de plus, par ailleurs, Paul Dano est fantastique. Ca devient une habitude...

Published by François Massarelli - dans Cinéma Américain
21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 18:43
Mariage au revolver (Jean Durand, 1912)

Mr Baker (Gaston Modot) s'oppose au mariage de sa fille (Berthe Dagmar) avec le cow-boy Arizona Bill (Joe Hamman) dont les manières lui déplaisent souverainement. Ce dernier prend donc une décision radicale... et efficace.

Durand ne compartimentait pas ses films: il était à la fois ce pourvoyeur inattendu de western, et le réalisateur de comédies dominées par le slapstick balourd mais efficace des "Pouittes", la troupe de comédiens à tout faire qui lui servait de stock-company; comment s'étonner, après tout, qu'il ait fini par mélanger les deux veines? C'est avec ce film que se rencontrent le film tourné dans l'Ouest des Etats-Unis... Camarguais d'un côté et la comédie burlesque à poursuite de l'autre. Il y a encore moins d'efforts dans cette pochade pour cacher la réalité des lieux, mais je pense que ça ne dérangeait pas excessivement le public Français de 1912. Par ailleurs, pour reconnaître Gaston Modot, il faut se lever de bonne heure...

Published by François Massarelli - dans Jean Durand Gaumont Muet Western Comédie Cinéma Français
21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 09:23
Torn curtain (Alfred Hitchcock, 1966)

Le rideau qu'on a déchiré, dans le titre de ce film, est bien entendu le rideau de fer. Torn curtain naît de la présence occasionnelle dans les journaux d'anecdotes contant la défection de scientifiques de l'Ouest... Entre la fin de la guerre et le début des années 60, s'est très prudemment tenu à l'écart de la politique, et n'a jamais eu besoin de nommer ses espions (Ou ses commerçants en secrets, comme le fameux et excellent van Damme de North by northwest). C'est pourquoi l'apparition de deux films qui se vautrent dans le dur de la guerre froide (Par souci de suivre la mode du "réalisme"?) font tâche au milieu de son oeuvre... Mais ce n'est pas la seule raison. Le meilleur des deux reste bien sur celui-ci, remarquez...

Le professeur Michael Armstrong (Paul Newman) et son assistante Sarah Sherman (Julie Andrews) participent tous deux à un congrès en Scandinavie, mais le comportement de Michael intrigue de plus en plus Sarah: il n'était pas franchement emballé face à la décision de la jeune femme de l'accompagner, reçoit des messages intrigants et doit retirer un colis suspect dans une étrange librairie à Copenhague. Sans prévenir, il rompt avec Sarah, et annonce se rendre à Stockholm... En fait, c'est à Berlin Est que Michael, suivi de Sarah qui ne digère pas la situation et veut la comprendre jusqu'au bout, se retrouve, et annonce devant un parterre de journalistes, qu'il a décidé d'offrir ses services aux "démocraties populaires"... Mais on va se rendre très vite compte, bien entendu, que la vérité est beaucoup plus complexe.

Le film est raté à plus d'un titre, et pour commencer, bien sur il est trop long. Bien que divisé en trois parties distinctes, il est mal foutu et souffre d'un déséquilibre qui est essentiellement du à une scène longue, mais longue... Je veux parler du voyage en bus, motivé par la nécessité de "sortir" les deux Américains d'Allemagne de l'Est. Si on apprécie l'arrivée de Julie Andrews dans l'univers d'Hitchcock, qui campe une jeune femme "moderne" mais pas trop, on peut quand même faire remarquer qu'elle n'est que l'assistante du professeur Armstrong... En matière de modernité, on peut sans doute faire mieux! C'est malgré tout elle qui va nous fournir le point de vue nécessaire à la compréhension de la première partie (Durant laquelle elle doit croire à la défection de son fiancé), même si on peut la juger bien naïve au départ. Et elle acquiert une noblesse qui reste valide jusqu'à la fin du film... Mais Paul Newman est antipathique au possible, par exemple lorsqu'il manipule un professeur Est-Allemand pour lui soutirer des secrets, ce qui est rappelons-le le but de sa mission!

Quelques passages surnagent vraiment, à commencer par l'accumulation de mystères autour du personnage de Michael, vus par Sarah qui a peur de comprendre... Les moments durant lesquels le film ressemble à un petit thriller, au début, sont rendus d'autant plus intrigants par l'absence de musique... La scène la plus célèbre est celle durant laquelle le policier qui suit Michael partout se fait tuer... par un universitaire Américain et une fermière est-Allemande, et ni l'un ni l'autre ne savent y faire, alors Hitchcock nous montre, enfin, à quel point il est difficile de tuer un homme! Une jolie scène, muette et vue à distance, durant laquelle Michael révèle enfin à Sarah qu'il est en fait en mission pour les Etats-Unis, est gâchée par le fait qu'il est impossible que les Est-Allemands qui regardent eux aussi la scène ne se doutent pas de ce qui est en train de se passer...

J'ai fait allusion plus haut à l'absence occasionnelle de musique. L'histoire est connue: Bernard Herrmann a bien composé une partition pour le film, mais elle fut refusée. Hitchcock lui a substitué une bande originale de Henry Mancini, qui n'a pas été très inspiré... Une page se tourne. Et le film suivant sera encore pire.

Torn curtain (Alfred Hitchcock, 1966)
Published by François Massarelli - dans Alfred Hitchcock