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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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22 septembre 2022 4 22 /09 /septembre /2022 17:33

Ce qui est sans doute le dernier film de 1904 pour Méliès, est franchement décevant. C'est une fois de plus un film autour d'une fausse expérience de prestidigitation, recréée dans le studio de Montreuil, et Méliès se laisse aller à une série de danses interminables, qui montrent clairement l'auteur se contenter de chercher à imprimer de la pellicule.

Et ironiquement, bien sûr, on en a retrouvé une copie en couleurs... Ce qui est ironique quand on pense aux copies médiocres de certains chefs d'oeuvre!

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Published by François Massarelli - dans Méliès Muet
22 septembre 2022 4 22 /09 /septembre /2022 17:31

Dans ce film motivé par l'approche de Noël, nous assistons à la navrante histoire d'une famille pauvre, au soir du 24 décembre, dont la fille doit aller mendier afin de subvenir à leurs besoins... Et les gens qui sortent de la messe de minuit, après avoir donné à ceux que le boniment appelle «les mendiants professionnels», ne lui accordent aucun regard. Elle sera sauvée grâce à une interventions miraculeuse, et surtout grâce à un automobiliste...

Le film ressemble fort à un passage obligé, un de ces mélodrames comme le cinéma n'allait pas tarder à en pondre au kilomètre, et il ne fait pas grand chose pour la légende de Méliès, paradoxalement. C'est paradoxal, car en se plaçant sur la longueur, en reprenant le dispositif de son Affaire Dreyfus, avec plusieurs scènes enchaînées dans une sorte de proto-montage, Méliès fait un pas en avant. Mais le côté lénifiant de cet exercice, passage obligé pour ne pas se fermer la porte des patronages, n'a rien de très engageant. Bref, on préfère Méliès canaille!!

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Published by François Massarelli - dans Méliès Muet
22 septembre 2022 4 22 /09 /septembre /2022 17:29

Le film commence par un décrochage étrange, on a l’impression d’assister à une scène du théâtre de boulevard! Une influence évidente pour Méliès et qui allait devenir primordiale pour soutenir la concurrence acharnée des Pathé et autres Gaumont… Mais c’est un trompe-l’œil.

Car quand les domestiques se crêpent le chignon, ils reçoivent la visite d’un personnage désormais bien connu de l’univers de notre cinéaste : le Diable lui-même, dans lequel on reconnaît inévitablement Méliès. Et celui-ci transporte immédiatement les deux domestiques en enfer, où il va les utiliser pour des tours et attractions, dont la Cascade de Feu (d’où le titre…) et une réappropriation du trucage de La sirène, une apparition d’une femme couchée dans un cadre…

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Published by François Massarelli - dans Muet Méliès
22 septembre 2022 4 22 /09 /septembre /2022 17:26

Continuant son œuvre d’illustrations des grands mythes ou des grands clichés de la fiction, Méliès s’attaque à un serpent de mer de la culture populaire, depuis le Moyen-âge. Pour commencer, le personnage de Cartaphilus le Juif Errant, condamné à marcher pour l’éternité parce qu’il a refusé son aide au Christ lors de sa montée au Golgotha… Au-delà du procédé d’invention d’un personnage romanesque en diable, on pourra aussi objecter que le personnage donne corps à la fâcheuse réputation qu’ont acquise les juifs durant les deux millénaires, accusés d’avoir non seulement souhaité, mais aussi facilité la mort du Christ ! Je rappelle que celle-ci était supposée être écrite et décidée par le Grand Manitou, donc c’est quand même facile !!

Méliès, ici, ne fait aucun prosélytisme, ni dans un sens (l’antisémitisme est d’autant plus virulent qu’on sépare à l’époque l’église de l’état, et l’Affaire Dreyfus est dans toutes les mémoires), ni dans l’autre (Méliès est Dreyfusard mais pas spécialement philosémite non plus, et il a parfois sacrifié aux facilités rendues possibles par le monde de la littérature, du théâtre ou de l’illustration : ainsi sacrifia-t-il à une représentation complexe du personnage de Shylock dans sa micro-adaptation du Marchand de Venise.

Pour en finir avec ce film, qui cherche une voie de représentation des errances du personnage (qui inspira aussi Eugène Sue pour un feuilleton qui portait ce titre, et dans une veine nettement moins agressive que l’imagerie populaire vis-à-vis du personnage), Méliès y trouve essentiellement une esthétique, sous l’influence d’un Gustave Doré, avec ses nuances de gris dans les décors peints si reconnaissables du cinéaste… le tout dans un film de patronage dont la lecture différait certainement d’un bonimenteur à l’autre !

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Published by François Massarelli - dans Méliès Muet
22 septembre 2022 4 22 /09 /septembre /2022 17:26

Après la lune, le soleil... Il est évident, à la vision de cette nouvelle féérie, que deux années plus tard Méliès cherche à rééditer l'exploit du Voyage dans la Lune, et qu'il a en tête de faire exactement ce qu'on attend de lui: ce que lui reprochera d'ailleurs Georges Sadoul, historien de premier plan, mais un peu bouché à l'occasion...

Le film nous conte un voyage aussi loufoque et grandiose qu'il est inutile: un ensemble de scientifiques farfelus, sous la direction du professeur Latrouille et avec l'assistance de Mabouloff (Méliès lui-même), se rend donc dans des endroits aussi improbables que possible en utilisant tous les appareillages possibles, dont deux montgolfières, une automobile et même, même un sous-marin, sans oublier...

...Une glacière.

Pourquoi une glacière? Réponse dans le film.

Le sujet est un prétexte pour Méliès qui déchaîne ses tendances graphiques. Incidemment, il essaie occasionnellement, à travers un micro-conflit entre Mabouloff et un de ses assistants, de développer ses personnages, mais on en est bien loin: les apports de ce film, comme les autres fééries de Méliès, sont essentiellement picturaux, à travers cet alliage savant d'images, de jeu théâtral, de maîtrise du proscenium et de mécaniques (les fameux dispositifs mis en route): c'est ce qui fait le prix de Méliès, c'est aussi sa limite.

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Published by François Massarelli - dans Méliès Muet
22 septembre 2022 4 22 /09 /septembre /2022 17:22

Cet étrange film, au titre évocateur, est structuré en deux parties : comme si Méliès faisait attendre son public (dans une foire, le bonimenteur aurait, après tout, joué la montre de la même manière pour faire saliver le client), il nous montre d’abord quelques trucages et illusions d’optiques avec un aquarium et un fond noir, ce qui lui permet sous nos yeux de monter le décor de son attraction…

Et oui, bien sûr, c’est une sirène, mais l’avantage de Méliès, c’est que son art et sa « scène » cinématographique lui permet aussi de faire évoluer l’artiste sur la terre ferme, et de la faire marcher, par exemple… Le truc de ce film reviendra dans quelques courts métrages ultérieurs.

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Published by François Massarelli - dans Méliès Muet
22 septembre 2022 4 22 /09 /septembre /2022 17:19

C’est avec l’aide de deux clowns que le sempiternel magicien Méliès présente ce numéro de prestidigitation… Après deux ou trois cabrioles, les clowns montrent au public une planche trouée en deux endroits, deux « passages » qu’ils vont mettre à profit pour y faire passer et apparaître/disparaître de jolies femmes à la mode 1900…

Méliès, en cette année 1904, continue d’un côté son bonhomme de chemin, cédant toujours à la tentation de montrer sa culture des planches… Si j’ose dire ! Mais il assume aussi le fait que sa petite affaire, pour l’instant, se porte raisonnablement bien ! D’où la profusion de collaborateurs présents dans les films qu’il réalise à l’époque, et au vu de la figuration de son Voyage à travers l’impossible, son grand œuvre du moment, on comprend qu’il a un carnet d’adresses rempli. D’où ces deux clowns (des acrobates qui sont assez fréquents dans ses films), ou les deux huissiers qui tiennent la planche en l’air, sans compter bien sûr les deux jeunes femmes…

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Méliès
19 septembre 2022 1 19 /09 /septembre /2022 20:57

Des mitrons tentent de maintenir un travail correct dans leur cuisine, mais d'une part ils travaillent pour un sorcier, d'autre part ils sont mis en échec par des diablotins qui passent leur temps à les empêcher de travailler...

D'une part, le film, doté d'une distribution importante, repose sur un décor unique dans lequel on trouve un certain nombre de trappes, qui conjuguées aux effets spéciaux typiques du réalisateur, donnent l'impression d'une poursuite étourdissante et absurde... 

De l'autre, ce film agit un peu en précurseur des comédies anarchiques qui ne tarderont pas à se développer en France et en Italie. On sait que certains des acteurs et collaborateurs de Méliès trouveront ensuite du travail sur certaines des futures productions du genre...

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Published by François Massarelli - dans Méliès Muet
19 septembre 2022 1 19 /09 /septembre /2022 14:31

Voilà un titre bien descriptif... Avec un parfum d'allitération avec ses quatre V. Pas d'ironie, pourtant, on est bien dans la veine franchement merveilleuse de Georges Méliès, avec cette attraction bien particulière... Un homme (Méliès, bien sûr) présente donc un éventail magique, qui va se transformer en une ribambelle de jolies femmes sous nos yeux...

Voilà, ce sera tout. De quoi nous faire regretter que le film ne soit (à ma connaissance) pas disponible en couleurs... C'est un de ces films purement merveilleux, qui ne vise aucun autre effet que de ravir les naïfs et ceux qui se laisseront porter. C'est déjà ça.

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Published by François Massarelli - dans Méliès Muet
19 septembre 2022 1 19 /09 /septembre /2022 14:23

Un magicien Chinois fait sous nos yeux des tours, à toute vitesse, et comme d'habitude en se reposant sur des effets spéciaux très adroitement accomplis. Le film est rapide, je le mentionnais plus haut... Méliès s'impatiente-t-il? Peut-être demandait-il à ses opérateurs de tourner plus lentement pour obtenir un effet d'accéléré y compris en passant le film à 16images par secondes... En tout cas, ici on est un peu en pleine frénésie.

On est aussi en plein fantasme! La Chine, vue par Méliès, n'est pas plus Chinoise qu'elle ne le sera dans tous les films inspirés du soi-disant "péril jaune", ce grand fantasme délirant, qui prouve qu'à chaque époque ses paranoïas: aujourd'hui, c'est le "grand remplacement" qui excite les débiles. Mais je m'égare...

Et Méliès aussi, du reste, puisque au milieu de ces orientalismes de pacotille, on notera une assistante avenante et grimée à la mode... 

...Japonaise.

Et sinon, histoire de ne pas me coucher idiot, j'ai quand même été chercher: un thaumaturge, selon le Robert, c'est un faiseur de miracles...

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Published by François Massarelli - dans Méliès Muet