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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 16:59

Le quatrième long métrage de Soderbergh est son premier thriller, et un film qui aura sur lui un effet important: c'est durant le tournage d'une scène de ce film qu'il a pris la décision d'abandonner la démarche classique qui était la sienne, alors qu'il avait récemment pris un virage "mainstream" en tournant pour Gramercy Pictures une adaptation de King of the hill avant de prrendre une option sur ce remake de Criss-Cross (Robert Siodmak, 1949). Une fois le tournage et la post-production achevée, le metteur en scène a mis en boite son fameux Schizopolis, et a eu un parcours totalement atypique depuis... Avec Peter Gallagher dans le rôle principal, il retrouvait l'un des acteurs-clés de sex, lies and videotape, le film après le succès duquel il tendait à courir depuis le début des années 90. Mais Gallagher est cette fois-ci un homme arrivé à un carrefour de sa vie, qui a la faveur d'un mariage retrouve sa famille, l'environnement qui était le sien, et surtout une femme qu'il a aimée, et avec laquelle il peut encore, le pense-t-il, faire sa vie. Mais il va surtout faire une série de mauvais choix, et ça va tourner mal, très mal...

Soderbergh, qui peut parfois tourner des films inexplicablement ennuyeux (The girlfriend experience ou The good German en attestent de façon spectaculaire), sait aussi être plutot sévère avec lui-même. Et ce film, qu'il juge lent et vide, ne vaut sans doute pas cete critique! certes, le rythme en est volontiers mou, mais c'est selon moi plus un facteur de tension qu'autre choise. Et il y a des éléments qui reviendront sans cesse, comme cette fabuleuse idée de déstabiliser le spectateur en mélangeant soit les époques, soit les points de vue en laissant celui qui regarde le film se faire une idée avant de lui donner des indices qui lui permettront de caler une interprétation. Et The underneath, comme tant d'autres films de Soderbergh, est une plongée microcosmique dans le quotidien de l'Amérique profonde, sans jugement, ni misérabilisme. Il se distingue d'ailleurs comme le feront à sa suite ses autres thrillers (The limey, Out of sight, Ocean's eleven, Traffic, etc) de tout ce qui était le film noir à la base, dans lequel le jugement (Du spectateur comme des auteurs) n'était jamais très loin. Mais bien sur, sans aller jusqu'à suivre le décidément très sévère Soderbergh, au moins pourra-ton admettre qu'il y a là comme un certain manque d'humour...

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Published by François Massarelli - dans Steven Soderbergh