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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 08:40

Le tout premier film "professionnel" de Tim Burton est un court métrage, destiné à fournir des suppléments aux compléments de programme Disney (C'est d'ailleurs ce qui arrivera, puisque le film a été brièvement projeté en ouverture de séance de plusieurs films du studio). Mais on peut aussi, tout en admettant que le projet a d'évidents aspects amateurs, remarquer à quel point ce film est une introduction à l'oeuvre du metteur en scène. Vincent Malloy, le héros, est une version en marionette de Burton lui-même; le jeune homme mène, en quelque sorte, une double vie: bon fils, gentil garçon poli et mesuré, il se transforme par le jeu en savant fou, affublé de moustaches, et se proclame lui-même Vincent Price (C'est d'ailleurs le grand acteur qui récite les vers de la voix off, unique voix du film)... Toute activité, toute imagination projette immédiatement Vincent Malloy dans un monde de nuit, d'horreur, de zombies et d'inventions cruelles.. Il repeint entièrement le monde de la banlieue d'un noir et blanc excentrique, lardé d'éclairs et traversé d'ombres fantômatiques. On anticipe bien sur sur le film suivant, Frankenweenie, lorsque Price/Malloy nous annonce projeter des expériences sur le chien Abercrombie, qu'il s'apprête à transformer en zombie. La lecture préférée de Vincent est bien sur Edgar Allan Poe, et jouer dans le jardin représente un risque: celui de partir creuser le jardin, pour y retrouver le cadavre de son épouse morte, dont on soupçonne qu'elle a été enterrée vivante... Tout ça bien sur, finit par nous prouver que décidément, pour Malloy comme pour Burton, le monde a besoin d'être changé. Dans un noir et blanc poisseux et cauchemardesque, le petit garçon refait la banlieue propre en film d'horreur, une thématique sui reviendra sans cesse de film en film... L'animation, rythmée déjà à la façon de Tim Burton, est bien éloignée des canons Disney, et on ne s'étonnera pas du fait que le studio a surtout été très embarrassé avec ces six minutes, ne sachant pas vraiment quoi en faire dans un premier temps!

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Published by François Massarelli - dans Tim Burton