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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 19:00
Die Tausend Augen des Dr Mabuse (Fritz Lang, 1960)

Un homme, dont on vient de prédire la mort, est tué par une étrange fléchette... Un aveugle aide la police en leur annonçant les trépas à venir... Un Américain sauve une jeune et jolie jeune femme du suicide, et met les pieds dans un piège qui menace de l'engloutir... Un agent d'assurances particulièrement irritant, et un policier un brin trop placide, mènent l'enquête sur une série de meurtres de plus en plus étranges. Tout ça fait penser à la police qu'une sorte de résurgence des noirs desseins d'une sorte de nouveau Dr Mabuse pourait bien avoir lieu.

On est partagé devant ce film, le dernier de lang, et le premier d'une longue série qui vont solder le personnage mythique du docteur né de l'imagination de Norbert jacques à une toute autre époque. Dans les années 60, il est inévitable que ce personnage, confronté à des héros contemporains comme James Bond, ne finisse par rejoindre la liste des anonymes espions, et aures savants fous d'un cinéma B en bout de course. Et de fait, le film ressemble un peu à tous les nanars plus ou moins conscients qui vont suivre... Sauf que Lang, pour son dernier film, mène à son bout, tout en l'adaptant à une nouvelle époque faite de technologie de la communication, sa réflexion sur le génie du mal qui domine les consciences de l'Allemagne. Mais cette fois, il est devenu (Trop) facile de référer au nazisme, désormais passé. Et on baille un peu devant cette intrigue abracadabrante dont les personnages principaux sont interprétés fort poussivement. Un aspect reste stimulant toutefois, à savoir cette mise en scène typique de Lang qui lie tout, lorsqu'un personnage commente dans une scène l'action qui va immédiatement prendre place dans la séquence suivante, et que le réalisateur, d'aileurs, nous donne fréquemment la clé de l'énigme par ce petit jeu de questions et réponses...

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Published by François Massarelli - dans Fritz Lang