Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Allen John's attic
  • Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
  • Contact

Recherche

9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 13:17
A star is born (William Wellman, 1937)

A star is born... Take 1! La version de Cukor prend toute la place, mais il ne faut pas oublier d'où elle vient: ce film de Wellman a longtemps souffert de n'être disponible, domaine public oblige, que dans d'affreuses copies qui ne rendaient pas du tout justice à son merveilleux Technicolor. Rappelons l'histoire: nous assistons à l'ascension fulgurante d'Esther Blodgett, dite Vicki Lester, une jeune provinciale qui est "montée" à Hollywood afin d'y devenir star. c'est grâce à sa rencontre avec Norman Maine, star confirmée mais alcoolique mondain, qu'elle va percer, puis finalement dépasser son pygmalion, jusqu'à ce que celui-ci devienne un boulet. Les rôles principaux sont tenus par rien moins que Janet Gaynor pour son dernier grand rôle, et Fredric March dans le rôle courageux d'une sorte de John Gilbert-Bis.

C'est une production Selznick, ce qui veut dire qu'on n'a pas lésiné sur les participations prestigieuses (May Robson, Adolphe Menjou, Lionel Stander, Andy Devine sont tous de la partie), mais c'est aussi et surtout un film de Wellman: si on n'attendait pas "Wild Bill" sur ce terrain, à savoir la comédie sentimentale qui vire à la tragédie, doublée d'une vision vitriolée d'Hollywood, il convient de ne pas oublier que Wellman a souvent traité de la déchéance, à commencer par celle qui lui tenait tant à coeur, des vétérans retournés à la vie civile et qu'on oubliait dans leur coin (Heroes for sale). Et tant de ses films parlent de la cruauté de la chute (Wild Boys of the road, Beggars of life), de la zone, de l'oubli et de la cruauté de l'existence en général, qu'il était peut-être le plus qualifié, sans parler de son regard sans concessions. et le film se dévore tout seul, sans ces moments musicaux qui envahissent le remake de Cukor, qui affadissent la critique. Ce n'est sans doute pas le meilleur film de William wellman, loin de là, mais c'est quand même un sacré moment de cinéma, avec qui plus est l'énergie fabuleuse de l'une des plus grandes actrices du vingtième siècle pour le porter.

Partager cet article

Repost 0
Published by François Massarelli - dans William Wellman