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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 16:41
The cars that ate Paris (Peter Weir, 1974)

En Australie, la petite ville de Paris prospère d'une façon somme toute originale: les collines avoisinantes sont propices aux accidents, les habitants recueillent donc les carcasses, et dévalisent le contenu et les possessions des voyageurs. Quant aux survivants, ils sont lobotomisés, et gardés à l'hôpital par le chirurgien local qui peut en toute tranquillité se livrer à des expériences. La voiture des frères Arthur et George waldo fait partie des accidents, mais si George, qui conduisait, est tué sur le coup, Arthur s'en sort et est épargné par a volonté du maire qui souhaite un fils adoptif. Pendant ce temps, la jeunesse désoeuvrée, qui trafique les carcasses de voiture ou s'ennuie ferme, gronde de plus en plus insolemment...

C'est un film assez typique des années 70 dans la mesure ou il oscille constamment entre satire assumée mais aussi assénées froidement, et le genre horrifique, dans son versant le plus exagéré. Parmi les carcasses de voitures retapées par les voyous qui se livrent à une attaque finale, une Volkswagen Coccinelle hérissée de piques métalliques sert presque d'emblême au film depuis sa sortie. Si le film semble être à des années lumières des préoccupations thématiques des films ultérieurs de Weir, on notera pour le personnage d'Arthur Waldo qu'il est, à l'instar d'autres personnages des films du metteur en scène, prisonnier de l'univers étrange de Paris, la ville dans laquelle une sarabande de fantoches inquiétants céléèbrent dans une fête sinistre l'esprit des pionniers Australiens. A rapprocher d'autres héros en cavale, des voyageurs contre leur gré, ou autres prisonniers des films du cinéaste.

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Published by François Massarelli - dans Peter Weir