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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 17:58

Après le film noir, cameron invente le film bleu... Son quatrième long métrage (Après l'incroyable Piranhas, Terminator, et Aliens qui l'a définitivement installé) est en effet pour sa plus grande part situé sous l'eau, et est envahi de cette couleur. Un tournage particulièrement compliqué, des rapports conflictuels (C'est Cameron!) entre metteur en scène et acteurs, et une exigence particulièrement prononcée d'une part, mais aussi un studio qui joue du couperet à un moment ou tout n'était pas encore joué, des effets spéciaux qui demandent du temps, et une intrigue qui débouche assez clairement sur du grand n'importe quoi d'autre part: le film était mal parti, il a sombré sans succès. Mais on peut dire qu'il aura été sauvé par le home video: Cameron a du en effet rendre sa copie avant la fin de la post-production, mais a eu l'autorisation (La Fox souhaitait sans doute fructifier son investissement) d'y retourner pour une nouvelle version agrémentée de près d'une heure supplémentaire, débouchant sur une science-fiction qui allait encore plus loin.

Rappel des faits: le film raconte comment lors d'une tempête, une opération de secours orchestrée par les gros bras de l'US Navy, utilisant la logistique d'une plate-forme de forage pétrolier située sous l'eau et commandée par Virgil "Bud" Brigman (Ed Harris) va se transformer en une incroyable série de péripéties, entre soldat qui devient fou et qui se saisit de têtes nucléaires pour aller casser la fgigure à des communistes d'un côté, et gentils infra-terrestres de l'autre qui sauvent les humains parce qu'ils sont sympas. Mais l'intrigue voulue par cameron au départ, et vers laquelle il va pousser avec sa deuxième version (Appelée, je vous le donne en mille, "Special Edition") cinlut un enjeu dramatique supplémentaire puisque les infra-terrestres en question, qui sont certes sympas mais aussi particulièrement casaniers, ont décidé de supprimer les humains en les noyant, afin d eprévenir la destruction des océans. Ca change tout...

Ne ricanez pas: le film a un je ne sais quoi de totalement irrésistible, en dépit de ses bons sentiments qui feraient passer Avatar pour The shining. Et pour commencer, largement situé sous l'eau, il est le film qui permet à Cameron de pousser au plus loin son obsession maritime, qui le pousse de film en film à mettre ses acteurs en danger dans l'élément liquide (Titanic) ou son équivalent (Aliens), qu'il soit métaphorique ou réel. Et même si le film possède un défaut facilement repérable dans le fait d'avoir été tourné dans un bassin d'eau douce, et de ne pas nous montrer un seul poisson (Aujourd'hui, avec les CGI, etc etc), il ne parle que d'étouffement, de noyade, de voyage dangereux, de manquer d'air et de respirer sous l'eau. Une profession de foi, dans laquelle Cameron imagine le moyen le plus extrême de sauver deux personnes alors qu'il n'y a d'oxygène que pour l'un d'eux: la noyade momentanée. Je faisais remarquer, plus haut, que le film a beaucoup bénéficié de ses effets spéciaux pour créer ses aliens innovateurs: en effet, ils sont dépendants de l'eau, qui est aussi la base de leur technologie. Parmi les rencontres spectaculaires et inédites prévues dans le film, une colonne d'eau mouvante et animée (De bonnes intentions) fait partie des premières réussites de l'intégration d'animation en 3D dans un film. Mais à côté de ces prouesses, ce film daté est-il considéré comme trop antique par un Cameron devenu le grand magicien des CGI depuis Avatar, au point d'avoir disparu des écrans? La réédition du film en HD est prévue pour...2012.

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Published by François Massarelli - dans James Cameron