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  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 09:37

Au milieu du XIXe siècle, un capitaine Américain (William Boyd) reçoit la mission d'aller chercher du thé à convoyer vers les Etats-Unis, et du même coup va être amené à entrer en compétition avec un bateau Anglais: le Lord of the isles a été conçu précisément pour permettre à la reine Victoria (Julia Faye) de réaffirmer la souveraineté naturelle de l'empire britannique sur les eaux mondiales. En acceptant le défi, le capitaine prend un gros risque: son Yankee Clipper est de conception nouvelle, peut-il résister aux conditions difficiles dans lesquelles il va courir? Parallèlement, une jeune Anglaise (Elinor Fair) doit se marier avec un lord véreux (John Miljan), mais par une coïncidence malaencontreuse les deux futurs époux se retrouvent coincés sur le Clipper, et le capitaine n'est pas indifférent à la jeune femme, d'autant qu'il sait que son promis est un moins-que-rien...

Deux beaux voiliers, une course amicale, un capitaine flamboyant, un enjeu sentimental, et bien sur une tempête: comment voulez-vous que ça échoue? Mais le doute est permis: on est en 1927, et l'heure est plutôt au film d'art qui rivalise de prouesses photographiques qu'au film d'aventures... Pourtant le film fait mouche, grâce à un refus de trop se prendre au sérieux. A la base, DeMille avait monté cette production pour en effectuer lui-même la réalisation, mais accaparé par d'autres projets (Nommément, The king of Kings, certainement son film le plus ambitieux jusqu'alors) a finalement choisi d'en livrer clés en mains la direction à un réalisateur chevronné sinon génial, ce brave Rupert Julian. Et celui-ci, débarrassant ses huit bobines de tous les excès qui en auraient fait un DeMille picture, se concentre sur l'essentiel: il tourne une dose raisonnable du film dans des conditions proches de l'histoire, donne à voir une Chine certes de pacotille, mais suffisamment crédible pour le coup, et joue sans exagérer la carte du mousse pittoresque (Jackie Coghlan, sur lequel l'ombre d'un autre Jackie passe parfois...), qui lui permet de dégonfler un peu la baudruche de capitaine interprété tous yeux bleus et toutes bouclettes dehors par Boyd. Le film acquiert de l'humour, garde toute son énergie, et la tempête promise vaut le détour! On attendait pas Julian aussi à l'aise sur ce terrain, même aussi à l'aise tout court, c'est donc une bonne surprise...

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Published by François Massarelli - dans Muet 1927 Cecil B. DeMille