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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 12:29

Edwards lui-même a critiqué ce film, accusant le studio d'avoir favorisé une boucherie au montage, de l'avoir trituré dans tous les sens, mais je crois qu'il utilise une arme un peu trop facile, pour cacher ce qui est un échec très personnel. Résumons les faits: Edwards, 20 ans après avoir rendu un vibrant hommage (The great race), très réussi, au burlesque des pionniers (Et notamment à Laurel et Hardy), décide de récidiver, en actualisant le film The music Box de James Parrott, l'un des chefs d'oeuvre du duo. Le scénario, bien que construit autour d'un argument proche de l'original, a quand même conservé un peu de l'argument initial, mais le tout est désormais entièrement dédié à une embrouille de deux minables pris au piège d'une accointance involontaire avec la mafia.

A fine mess, c'est bien sur tiré d'une réplique célèbre de Hardy à Laurel: "Now that's a fine mess you've gotten me into", soit "regarde un peu la situation dans laquelle tu nous as mis!". Le film n'est pas The music box, mais il n'est pas non plus Some like it hot, qui lui aussi voit ses deux héros aux prises avec des tueurs par une coïncidence troublante, et les deux andouilles (Coupe de cheveux 1986, vocabulaire au diapason, j'ai oublié leurs noms, et je n'ai pas envie de retourner vérifier) ne sont pas Tony Curtis et Jack Lemmon. Mais le pire, c'est qu'Edwards, afin de prolonger l'hommage à Laurel et Hardy, a demandé à deux acteurs de jouer un duo d'abrutis censé y référer... Mais on dirait Abbott et Costello en pire. Cette indigeste pièce montée est gâchée encore plus par la musique, compilation de saletés FM d'époque, qui feraient passer le Genesis des années 80 pour du Mozart, c'est dire à quel point c'est vulgaire et vomitif.

Bref, c'est cacastrophique.

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Published by François Massarelli - dans Blake Edwards Navets