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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 10:25
A good year (Ridley Scott, 2006)

La désapprobation critique à peu près généralisée que se sont pris Scott et Russel Crowe, qu'il retrouvait ici pour la première fois depuis le triomphe de Gladiator, est-elle justifiée? Je suis mal à l'aise pour en juger, car si j'admets qu'à si souvent fréquenter ses films, le dernier genre dans lequel j'envisageais qu'il puisse s'engager est bien la comédie, a fortiori romantique, le fait est qu'on passe deux heures certes étranges, mais en relativement bonne compagnie avec ce petit film. J'ajouterais volontiers qu'ici, on est face à du très personnel, d'ailleurs. Le film, sur un scénario de Marc Klein adapté d'un roman de Peter Mayle, A good year est surtout le prétexte pour Scott de tourner un film autour de la passion du vin, situé en Provence ou il a une maison de vacances (Et quelques histoires avec ses voisins)...

Il a donc proposé à Crowe d'être ce trader cynique et révoltant d'arrogance, qui reçoit en héritage la propriété ou il a vécu des moments magiques mais largement oubliés de son enfance. Il se rend en Provence avec la ferme intention d'y précipiter la vente de la maison et de ses vignes, et va se heurter à quelques obstacles: la famille de vignerons qui depuis si longtemps travaille sur place n'est pas siposée à quitter les lieux, une cousine, fille illégitime du propriétaire décédé, qu'il soupçonne d'être une opportuniste vient s'installer avec lui, et surtout la Provence va faire son oeuvre, aidée par Fanny Chenal (Marion Cotillard), la jolie propriétaire d'un restaurant local...

Russel Crowe est-il doué pour la comédie? C'est essentiellement le débat qui domine dans les commentaires négatifs dont je parlais plus haut. Si beaucoup de scènes jouent sur la maladresse physique d'un trader décidément pas dans son élément, du moins le film nous permet-il de prendre gout au personnage, qui s'humanise au fur e à mesure de son accoutumance à la région et ses charmes. Marion Cotillard joue ce qu'on pourrait qualifier de "charmante voisine générique", mais Scott sait profoter des éléments à sa disposition pour mettre en valeur une actrice. Certes, le film joue beaucoup sur les clichés, et montre à quel point la vision du metteur en scène, bien qu'il ait vécu en France, est basée sur des clichés (Ah, ces Français de toute origine sociale qui sont capables de parler un Anglais parfait, mais avec un accent à couper au couteau... Un cliché qui a la peau dure depuis Charade!)... Mais l'accent mis sur le sensoriel, le décalage entre le Londre de la finance et des requins d'une part, et le sud presque Nionferreresque du film finissent par séduire. Et d'ailleurs la morale du film fait beaucoup penser à la chanson, puisqu'il y est beaucoup question de se laisser aller.

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Published by François Massarelli - dans Ridley Scott