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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 17:37

Le nom de Magnus Sifter, l'acteur Autrichien qui a réalisé ce film, m'était inconnu avant le visionnage. Il interprète également un rôle de second plan important... Mais le principal atout de cette petite comédie est bien sur plus sa star que son metteur en scène, qui s'il n'est pas Lubitsch, fait après tout bien son travail. La comparaison est volontaire, et n'est pas motivée que par la date qui correspond à la période "Berlinoise" de Lubitsch: il y a ici des similitudes avec un film de 1918 du grand Ernst, Ich möchte kein Mann sein, dans lequel Ossi Oswalda expérimentait une journée en tant qu'homme, pour voir... Dans ce "B-A-Ba de l'amour", pour traduire le titre en Français, on a une situation qui n'en est pas très éloignée...

Deux gens de la bonne société qui ne se sont jamais rencontrés, Lies et Philipp vont se marier. Mais si Lies a passé sa jeunesse à rêver d'une union avec un homme, un vrai, grand et fort, et de toute la tendresse et plus encore qui pourrait s'ensuivre, lui n'a jamais rien imaginé. On a le sentiment, d'ailleurs, à le voir, qu'il n'a jamais quitté sa maison: la première fois qu'on le voit, il est à la maison, veillé par ses deux tantes acariâtres, emmitouflé d'une couverture... La première rencontre vire au cauchemar pour Lies, qui décide donc de faire un homme de cet échantillon défectueux. Elle va le sortir de sa coquille, quitte à se grimer en homme afin de lui montrer le chemin. Mais non seulement l'élève n'est pas terrible, mais Lies aura du mal à convaincre les reste de l'humanité, et surtout les femmes, qu'elle n'est pas un homme...

Asta Nielsen, bien que deuxième mentionnée au générique (Après l'acteur qui joue Philipp, Ludwig Trautmann), est bien sur la vedette, et le centre de ce film qui finit après avoir semé le trouble par rentrer gentiment dans le rang, et montrer que les femmes sont bien les femmes. Mais le temps du film, on sent qu'elle s'amuse beaucoup avec cette situation dans laquelle le déguisement ne fait pas tout. Et elle joue à fond la carte comique, en interprétant cette jeune femme qui joue le rôle d'un homme du monde... Saoul comme un cochon. Et elle y met, bien sur, une belle énergie. Quant à Sifter (Qui fera une belle carrière en tournant jusqu'aux années 40, donc il ne faut peut-être pas trop fouiller...), il s'en sort bien, en insufflant un rythme soutenu à sa comédie de boulevard.

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Published by François Massarelli - dans Muet Asta Nielsen 1916