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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 11:22

Le propos de ce film était simple: rassembler les moments de pur rock 'n roll des Who à la télévision et au cinéma (Le film Woodstock, par exemple), et les organiser dans un montage qui incorpore aussi des interviews, sachant qu'avec un groupe dont le batteur était Keith Moon, il était inévitable que cela dégénère un peu, à chaque fois qu'on les interrogeait. Le groupe ayant décidé de collaborer à fond (Et Keith Moon s'étant même proposé de mener de son côté quelques auto-interviews surréalistes, avec l'aide de Ringo Starr), on aurait du avoir sous la main le film ultime des Who, qui rende hommage à la fois à leur impressionnante maestria sonore et scénique, tout en les montrant humains, et surtout pas dupe du cirque permanent dans lequel il étaient engagés, poussés par leur public à se comporter comme des voyous irresponsables, une posture qui allait à tous les membres du groupe, le timide Pete, le discret mais efficace Roger, le marmoréen John, et bien sur le cinglé Keith.

Le destin s'invite parfois avec un manuel d'humour noir sous le bras. Cette fois -ci, c'est Keith Moon qui en a fait les frais, puisque le batteur est décédé durant les dernières étapes du mixage du film. Le seul hommage possible était de laisser sa "performance" intacte (Et non d'en rajouter -comme si ça avait été possible), et de continuer la finition du film, dont Moon avait vu une version de travail. Au final, on a un document modèle sur un groupe en pleine activité, sans aucune circonstance atténuante pour les excès souvent mentionnés (Chambres d'hôtels vandalisées, Bentleys dans les piscines) voire montrés (Tir aux pigeons sur les disques d'or, destruction systématique d'un nombre alarmant, et en ce qui me concerne, modeste guitariste dans ma chambre, effrayant, de guitares, batteries, micros...). Le groupe y apparaît en toute folie, comme ce qu'ils étaient, des génies de la musique qui renvoyaient à un monde trop sage qui souhaitait tout contrôler une image ricanante et absurde de lui-même, pris au pied de la lettre par des gamins qui avaient refusé de grandir. L'esprit punk? Les Who l'avaient inventé, mais eux en plus ils avaient un génie musical, un vrai, un gros. Et en plus le film est à se tordre de rire...

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Published by François Massarelli - dans Musical