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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 09:28

Ce film est le premier des longs métrages réalisés par Taylor après la fin de son travail muet avec Harold Lloyd, et hors de l'influence du comédien, on sent le metteur en scène parfaitement à l'aise dans la comédie légère, aidé par Beatrice Lillie, une actrice qui aurait pu faire concurrence à Chaplin et Keaton sur bien des points. Le film est délicieux, Chaplinien aussi dans sa politesse, et son refus d'une fin trop facile. Jack Pickford joue avec une conviction rare les hommes-objets, mais le show, c'est Lillie, femme à tout faire d'une troupe de théâtre qui se rêve actrice jusqu'au jour ou elle va jouer le rôle de sa vie... dans la vraie vie. A consulter les sites, articles et autres archives consacrés à Beatrice Lillie, on reprend souvent l'affirmation péremptoire d'une sorte de proximité évidente entre elle et Chaplin, et c'est vrai que la sûreté de son geste, son timing, son sens du comique la rapprochent de lui, mais à mon sens, la façon dont elle joue sur l'émotion exprimée sans aucunement la souligner, avec cette étrange mais fascinante impassibilité, et la raideur de son corps, elle renvoie finalement plus à Keaton, en tout cas à une comédie physique essentiellement... Et en vérité, ce film rare mais précieux renvoie au théâtre, à la performance permanente, et à un espace troublant de la vie d'un acteur, une zone perméable dans laquelle la vie et l'art, finalement, se confondent un peu...

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Published by François Massarelli - dans Muet Sam Taylor 1926