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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 16:54
Goya' ghosts (Milos Forman, 2006)

En 1792, à Madrid, le peintre Francisco Goya (Stellan Skarsgaard) assiste à la remontée en puissance de l'inquisition et va être amené à intervenir auprès d'un des plus puissants prêtres, le père Lorenzo (Javier Bardem). Celui-ci peut en effet aider une famille d'amis, les Bilbatua, à récupérer leur fille (Natalie Portman) arrêtée par l'inquisition, torturée et incarcérée... Mais les efforts ne vont que faire empirer la situation de cette dernière, tombée dans les griffes du dangereux Lorenzo.

Co-production Américano-Européenne, ce film de fiction qui approche l'istoire un peu à la façon dont tant de séries télévisées le font aujourd'hui, est ce jour le dernier film de Forman, et s'il est facile d'y rerouver la patte du réalisateur, on est par contre désolé de voir ce film comme un échec. Le scénario, du à la complicité de Forman avec Jean-Claude Carrière, peine en réalité à nous accrocher au personnage principal un Goya qui tente assez mollement d'intervenir sur l'histoire en marche autour de lui. Le casting prestigieux, la grandeur de vues (Raconter une période cruciale de l'histoire de l'Espagne, et montrer le chaos du choc entre deux totalitarismes, celui de l'inquisition d'une part, celui de l'empire de Napoléon d'autre part) n'empêchent pas qu'on se demande parfois où regarder, et qu'on se désole de voir le traitement infâme subi par Natalie Portman, qui n'a d'ailleurs pas été tendre avec Milos Forman sur le tournage douteux des scènes de torture que son personnage avait eu à subir. Le film vire au roman-feuilleton à coups de théâtre un peu rapiécés, avec fille disparue et coïncidences troublantes... Quant à cette vieille manie du réalisateur, de se foutre de l'adresse avec laquelle ses acteurs parlent la langue Anglaise, elle débouche sur des échanges parfois, hélas, hilarants, entre Stellan Skarsgaard et Javier Bardem. Bref, en un mot, et eu égard à l'impressionnant état de service de Forman: dommage. Forman et Goya valaient mieux...

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Published by François Massarelli - dans Milos Forman