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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 17:41
Inside out (Pete Docter, 2015)

Il n'y a pas si longtemps, disons il y a un peu plus de dix ans, on avait de Pixar une autre image, celle d'un groupe de génies qui étaient tous unis dans la création de films tous plus beaux les uns que les autres... Et d'autre part, on avait un peu le sentiment, lié à l'image de moderniité et de progrès absolu incarné par le studio, que les films Pixar ne pouvaient aller que de l'avant, et que le dernier était forcément le meilleur. C'est naïf, mais heureusement, Cars y a mis bon ordre... Donc désormais, il y a des bons et des moins bons films chez Pixar, c'est comme ça, et si le studio continue à faire des films situés en marge de l'être humain, que ce soit chez les fourmis, chez les jouets qui s'animent en notre absence, chez les monstres qui vivent dans une dimension parallèle à la notre, ou dans notre subconscient, on sait aujourd'hui aussi que Pixar, c'est d'abord et avant tout un studio qui permet à des auteurs de faire des films, et quels films! Brad Bird, John Lasseter, Pete Docter et Andrew Stanton y ont finalement le loisir de développer leur style personnel, leur univers, comme avant eux à la Warner Bob Clampett, Chuck Jones, Tex Avery ou Friz Freleng...

Inside out (Vice Versa en Français) est donc un film de Pete Docter (Monsters Inc., Up), qui part d'une idée géniale, mais difficile à mettre en images: on assiste à une petite aventure pour une jeune pré-adolescente, vue du point de vue de son cerveau, où agissent cinq personnages qui contrôlent et provoquent ses émotions: La Joie, la Tristesse, La Colère, Le Dégoût et la Peur... Ils gèrent aussi les souvenirs qui s'accumulent, et finissent par former la personnalité de la jeune fille. Celle-ci est une jeune insouciante, hockeyeuse de talent, qui vient hélas de quitter le Minnesota avec ses parents pour s'installer à San Francisco, et ça lui pose de gros problèmes... A plus forte raison lorsque dans le poste de commande, une série de bourdes privent la jeune fille de deux personnages cruciaux: la Joie et la Tristesse, en effet, sont envoyées par erreur à l'autre bout de l'univers-cerveau, et vont avoir les pires difficultés à revenir...

Difficile à mettre en images, disais-je, mais c'est réussi sur toute la ligne. Comme on est chez Pixar, aucun risque de se tromper ou de dissimuler l'étrangeté de cette histoire derrière le vieux procédé du rêve, c'est en effet uniquement le point de vue des coulisses qui nous est montré ici! Et l'esthétique est constamment cohérente, renvoyant sans cesse à l'image d'une jeune fille de 11 ans, à peine sortie de l'enfance, et qui commence son adolescence par une fugue irraisonnée. les deux personnages principaux, la Joie et la Tristesse, sont bien sur antagonistes, mais il va leur falloir apprendre à vivre et travailler ensemble. 94 minutes de bonheur plus tard, on en redemande, tant le film tient la route. On espère qu'il ne sera pas gâché par un Inside out 2...

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Published by François Massarelli - dans Pixar Animation Pete Docter