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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 16:46

Bob McKimson ne sera jamais dans la même catégorie que ses glorieux collègues, Tex Avery, Bob Clampett, Friz Freleng, Frank Tashlin ou Chuck Jones. Mais il mérite quand même de rester dans l'histoire pour une création essentielle: c'est lui, en 1943, qui raffine la silhouette et les traits de la vedette désormais établie des studios de Leon Schlesinger, Bugs Bunny, sur un document resté célèbre. Et quelques temps après, il va accéder, une fois Bob Clampett parti, à un fauteuil de metteur en scène sur les convoitées Merrie melodies, et les Looney tunes. On lui devra essentiellement des cartoons mettant en scène, comme Freleng, des héros aux prises avec des grosses brutes excessives et le plus souvent bêtes: le Diable de Tasmanie, par exemple, est sa création.

Mais là ou Freleng sait jouer du rythme, et du véritable choc frontal créé par la rencontre d'un fort caractère (Yosemite Sam, par exemple, ou le chat Sylvester) et d'un personnage futé mais qui après tout se risque en terrain dangereux, chez McKimson, tout s'arrête au fait que le héros, on le sait bien, ne risque rien (Sans parler de sa création la plus insupportable, le coq Foghorn Leghorn, bavard imbuvable dans des films qui sont moins drôles que tout l'oeuvre de Carl Dreyer)... Donc cet Acrobatty Bunny, un peu poussif, appartient bien à cette tendance, et la rencontre entre Bugs Bunny et un lion (D'afrique, pour ne pas qu'on confonde avec un autre film de McKimson) donne lieu à quelques gags amusants, mais ils sont bien peu nombreux. Un point fort, toutefois, la fin...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes