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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 17:01

On oublie souvent qu'à partir de son arrivée chez Gaumont, Louis Feuillade, d'abord assistant d'Alice Guy, a vite du apprendre à tout faire. on lui doit donc, avant même que ses goûts ne le poussent vers l'exploration gourmande du genre policier, un nombre de films impressionnants dans tous les genres: féeries, drames, et bien sur des comédies. Certaines, regroupées dans des séries (Bébé, Bout-de-Zan) sont embarrassantes à regarder aujourd'hui, mais certaines témoignent au moins du fait qu'il savait attacher une certaine rigueur dans son métier. C'est le cas de ces deux films.

Je passe vite sur Une dame vraiment bien, un film entièrement basé sur une idée simple, mais efficace: une dame élégante (Renée Carl) traverse la ville tranquillement, sans se soucier des catastrophes qu'elle déclenche sur son passage. En effet, tous les hommes sont subjugués par elle, et ont la tête toute retournée, aussi bien les commerçants, les passants, les ouvriers et bien sur les gendarmes...

Le récit du colonel est ce qu'on n'appelait pas, à l'époque, un plan-séquence, basé sur une idée, elle aussi, fort simple: un vieux militaire en retraite a pris l'habitude d'égayer les repas auxquels il est invité en se livrant à des récits vibrants de ses exploits passés. Et pour le mettre en scène, Feuillade nous montre le vieux s'emportant, provoquant par ses éclats de voix de tels sursauts chez les domestiques que ceux-ci en lâchent immédiatement la vaisselle, puis s'emballant de plus en plus, le colonel joint le geste à la parole et commence à tout casser... La fin n'est pas une fin, mais un armistice, et on peut voir les convives revenir sagement s'installer, comme si de rien n'était. Le film est drôle, de par la façon qu'a eu Feuillade d'orchestrer le crescendo...

Le récit du colonel (Louis Feuillade, 1907); Une dame vraiment bien (Louis Feuillade, 1908)

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Published by François Massarelli - dans Louis Feuillade Muet