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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 15:18

Max Linder interprète, dans ce film d'une bobine entière (Qui totalise 17 mn) une sorte de double de lui-même, ce qu'il fait souvent à cette époque. Le Max de l'écran habite généralement des appartements chics, est un bourgeois raffiné, et un Parisien des pieds à la tête. Et c'est un artiste, bien sur, puisque il est supposé être LE Max Linder! Et cet artiste a des amis qui sont eux aussi des artistes, tel Harry Fragson, qui est ici son partenaire. Fragson, auteur-compositeur-interprète de variétés, était un chanteur pas comme les autres, car non seulement il composait, mais en prime il s'accompagnait au piano. Habitué des planches, et mort en 1913, il n'a pas laissé d'autre trace filmique que ce court métrage...

L'argument du film commence par l'annonce faite à Max de l'arrivée à Paris de son ami Fragson. Il va le chercher à la gare (L'artiste vient de Londres), et tout va bien jusqu'à ce qu'on apporte le piano, qu'il va falloir remorquer dans les rues de Paris... Puis les deux hommes s'installent, et une jeune femme (Jane Renouardt ou Renouard, une collaboratrice très fréquente de Linder) se présente: elle vient répondre à l'annonce posée récemment par Linder, qui cherche une bonne. Les deux hommes sont tout de suite frappés par a beauté de la jeune femme, et vont se livrer une concurrence acharnée, allant jusqu'au duel! Mais la providence (Et la jeune femme, qui a déjà fait son choix entre les deux amis) veille...

C'est plaisant, d'autant qu'au milieu d'une intrigue qui fait la part belle à un certain sentimentalisme, les deux amis Linder et Fragson utilisent un gimmick idiot mais plaisant, celui de se sauter dans les bras à la moindre occasion, pour marquer leur complicité. Et le rôle dévolu à Jane Renouard (Qui inspirait aussi beaucoup les peintres et les photographes, et que voulez-vous, paris sera toujours Paris!) dépasse celui d'une potiche, ce qui est aussi une nouvelle évolution intéressante du cinéma de Linder. Et pour finir, le réalisateur a trouvé mieux que la pirouette de scénario finale (Que je vous laisse découvrir) pour ajouter une fin marquante, il a imaginé un final absurde dans lequel Fragson commence à jouer du piano, et tout le monde se met à danser à l'écran... y compris les meubles.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie