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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 17:31

Sir Oliver Tressillian (Milton Sills) a-t-il vraiment tué un homme? C'est ce que croient son voisin, sir John (Marc McDermott) et sa pupille, également soeur du défunt, et fiancée du suspect! Cette dernière est interprétée par Enid Bennett. Accusé de tous les maux, bannis, le malheureux est condamné aux galères, et... à l'aventure, qui va l'amener à devenir un corsaire pas très regardant, sous le nom de Sea Hawk (le faucon des mers)... Et sa vengeance, bien sur, sera terrible...

Frank Lloyd était un réalisateur autocratique et entreprenant, qui même après l'établissement d'une nouvelle forme de système de production dans lequel les metteurs en scène n'étaient plus qu'un des maillons de la chaîne, a continué à travailler dans le cinéma Américain comme il le faisait déjà dans les années 10: c'était lui le patron, et ses films étaient du genre ambitieux: aventures débridées, péripéties, Dickens (Oliver Twist, A tale of two cities), mélodrames, etc... Le problème, c'est qu'il a aussi eu tendance à limiter son style à ce qu'il faisait dans les années 10, et c'est ce qui est embarrassant dans ce film de deux heures, qui certes montre un certain panache, mais dont les lourdeurs convenues ("Mon dieu, mais cet homme s'allie avec les Arabes, c'est donc un renégat!!!") passent d'autant moins bien que le style de jeu histrionique de Milton Sills est assez insupportable. Le film montre une réelle ambition en particulier dans l'utilisation de vrais bateaux construits exprès pour le film sous la direction de Fred Gabourie (Collaborateur de tout premier plan de Keaton, fait-il le rappeler?), et si on est loin du film de pirates comme il se ferait quelques années plus tard, en tout cas, il y a des choses à voir... Parfois. On y voit quelques combats navals de fort belle allure, mais rien de comparable, disons, avec Ben-Hur de Niblo (Sorti l'année suivante).

Dans ce film, on croise aussi le chemin d'une fripouille qui se spécialisait dans ce genre de rôle accessoire de bon vieux bandit qui vous viendra en aide au moment où vous y attendez le moins, Wallace Beery. Sa présence souvent rigolarde allège la punition du spectateur. Quant au titre, forcément, il est familier, mais ici, il y a plus d'affinités avec Le Comte de Monte-Cristo dans cette adaptation de Rafael Sabatini, qu'avec un autre film du même nom, réalisé sous la direction de Michael Curtiz, dont nous parlerons très prochainement, ce qui me fait dire que j'ai failli terminer cette courte chronique sans une seule fois écrire le nom de...

Errol Flynn.

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Published by François Massarelli - dans Muet Frank Lloyd 1924