Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Allen John's attic
  • Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
  • Contact

Recherche

12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 09:45

To go haywire: se dit d'une situation, ou d'une personne, qui part complètement en vrille, vers le chaos. C'est déjà fait pour Mallory Kane (Gina Carano) au moment où commence ce film, alors qu'on la voit entrer dans un bar situé manifestement au nord des Etats-Unis en hiver, habillée de vêtements sales, et manifestement sur ses gardes. Et quelques minutes après son arrivée, un homme (Channing Tatum) la rejoint. Ils discutent quelques instants, avant que tout à coup elle ne l'attaque, violemment, avant de le maîtriser, de prendre de façon autoritaire un client en otage, avec sa voiture en prime. Et comme elle est assez bonne fille, elle lui raconte, tout en conduisant, son aventure... La façon dont, détective privée, elle a été amenée dans un piège: on l'a engagée pour deux missions, l'une pour permettre à un milliardaire véreux de mettre la main sur un de ses ennemis (Le job étant pour Mallory déguisé en mission de sauvetage), l'autre... pour se débarrasser d'elle. Trahie par ses employeurs, traquée par ses amis, elle va faire la preuve qu'elle vaut bien cinq à six Jason Bourne.

Steven Soderbergh (L'homme qui a dit il y a cinq ou six ans cesser toute activité cinématographique alors qu'il travaillait à la finition de quatre ou cinq projets en même temps...) a choisi de tourner ce film à l'économie: on sent la patte du bricoleur de génie, qui tourne en priorité dans des lieux authentiques, sans décors construits expressément, et avec des acteurs rompus à la guerilla cinématographique. Le metteur en scène a aussi choisi de réserver les mystères de la manipulation, l'un de ses thèmes de prédilection, aux supérieurs de Mallory, qui va malgré tout déjouer tous leurs trucs avec une intelligence rare. Car, mais ce n'est en rien un mystère, on le devine lorsque en un impressionnant jeu de jambes Gina Carano ne fait qu'une bouchée de Channing Tatum, qui rappelons-le, ressemble au Plomb du cantal à l'époque de sa jeunesse virile... Gina Carano est lutteuse, douée, et bien sur jamais doublée, ce qui autorise le metteur en scène gourmand à filmer aussi frontalement que possible les scènes de bagarre. Ajoutons la présence d'un casting de luxe pour les espions et autres truands (Kassovitz, Fassbender, Michael Douglas, Antonio Banderas, Ewan mcGregor!) et pour jouer le seul allié de Mallory, son papa (Bill Paxton). Chaudement recommandé, si vous avez 92 minutes pour passer du temps en compagnie d'un film d'action féministe, elles ne seront pas perdues.

Partager cet article

Repost 0
Published by François Massarelli - dans Steven Soderbergh