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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 16:31
Inland empire (David Lynch, 2006)

Côté pile, David Lynch est tout ragaillardi par le succès de son film Mulholland Dr., pourtant fortement teinté de rêve, de surréalisme, et de cet onirisme Lynchien qui vient en droite ligne de Twin Peaks. Il a des idées, et décide de les mettre en oeuvre, via un film monumental, situé une fois de plus à Hollywood, dans les milieux du cinéma... Mais pas que. Le tournage est hautement expérimental, sans script complet, et les acteurs (Laura Dern, Justin Theroux, Jeremy Irons) ne savent pas nécessairement où ils vont: Nikki est une épouse comblée d'un homme richissime, et elle décroche un rôle dans la nouvelle production d'un metteur en scène très en vue. Mais les choses vont très vite se gâter, après que le réalisateur avouera à ses stars qu'il vient d'apprendre que le projet est en réalité le remake d'un film polonais inachevé, dont le tournage avait été marqué par un double meurtre... Et la prude actrice se sent tomber amoureuse de sa co-star... à moins que ce ne soit son personnage?

Le film enchaîne les décrochages, les mises en abyme aussi: est-n dans le film de Lynch, ou dans le film dans le film? Est-on dans l'original Polonais, ou dans le re-make Américain? Et quand on croise Laura Harring, Naomi Watts, ou sommes-nous exactement? Dans Inland Empire, ou dans Mulholand Dr.?

Parce que...

Côté face, Lynch sans doute inspiré par la nouvelle liberté dont les séries télévisées disposent actuellement (Il comptait au départ présenter Mulholland Dr. pour une chaîne, comme il l'avait fait pour son pilote de Twin Peaks), se laisse aller: trois heures de décrochages, de déstabilisation du spectateur, de vision hallucinées de gens-lapins dans des décors qui semblent être ceux de maisons de poupées, de gens qui se mettent à parler intempestivement polonais, de Laura Dern qui hurle en gros plan, et de prostituées qui comparent la taille de leurs seins, sans oublier le fait que le film est tourné en vidéo numérique, volontairement peu soignée.

Bref... moi qui aime beaucoup en temps normal les films loooooooooooooooongs, je vous le dis, j'ai perdu trois heures de mon temps. Tout simplement.

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Published by François Massarelli - dans David Lynch