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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 16:46

Issue d'une famille pauvre, dont la mère s'est usée à travailler jusqu'à en mourir, la jeune Maria (Elena Smirnova) rêve de s'élever, et rencontre un jour deux hommes de la bourgeoisie, dont l'un, Viktor (Michael Salarow), est subjugué par sa beauté. Ils deviennent amants, mais très vite, Maria se lasse. partout où ils vont, elle se surprend à regarder les autres hommes, très attentive à toutes les sollicitations. Elle trompe son amant avec le garçon d'un restaurant où ils ont dîné. Mais le train de vie qu'elle lui impose menace Viktor de ruine, et il suggère de partir à la campagne et de vivre simplement. Elle va tout simplement rompre, en lui suggérant de prendre une maîtresse moins onéreuse...

Excellente introduction à la thématique de cruauté amoureuse fréquente chez Bauer, ce film est aussi un intéressant retournement de situation par rapport au mélodrame classique. Ici, la femme mène l'homme par le bout du nez, et celui-ci devient la victime des sentiments. Sciemment, elle se joue de ses amants, et peut mener une grande vie sans être inquiétée. la fin, particulièrement méchante, nous donne une idée claire de ce qui est la motivation profonde du personnage: la vengeance... C'est rendu explicite par un grand nombre d'indices. Tout d'abord, la première scène montre la mort de la mère, qui mène directement à une vision de Maria obligée de travailler. Elle est ensuite représentée, en proie à une forte mélancolie... Qui va contraster avec l'énergie qu'elle mettra à faire une fête de tous les instants, et à rester indifférente au destin de celui qui l'a aimée...

Ce thème de 'amour qui fait des ravages chez les protagonistes masculins reste le plus courant chez Bauer, mais il est ici particulièrement sardonique.

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Published by François Massarelli - dans Yevgueny Bauer Muet Russie 1914