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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 17:54
Liberty (Leo McCarey, 1929)

La liberté, valeur essentielle des Etats-Unis d’Amérique : voilà quelle idée maîtresse inaugure ce film: on nous rappelle le plus sérieusement du monde les grandes dates de la conquête de la liberté par les Américains, de la courageuse installation des armées de Washington à Valley Forge, à l’arrivée de Pershing en Europe, en passant par Lincoln, et en finissant par … Laurel et Hardy, bagnards évadés, poursuivis par la police, et se réfugiant dans la voiture de complices, qui leurs donnent des vêtements à enfiler sur la banquette arrière avant de les déposer en ville: là, les deux héros constatent qu’ils se sont trompés de pantalons : ils faut donc les échanger, et afin de pouvoir le faire, les enlever en pleine ville… la complicité fusionnelle des deux comédiens monte ici d’un cran. On est endroit de remarquer l’arrière-plan équivoque (le fait symbolique, d’abord, de voir ces deux hommes se précipiter fébrilement pour se déshabiller dans toutes les cachettes possibles, ou encore la pensée qui doit venir à l’esprit de tous les témoins de l’action) mais une fois de plus, on peut aussi bien se contenter de ce que Stan Laurel et Oliver Hardy ont souhaité une fois de plus incarner: deux gosses, inadaptés à leur environnement, et qui ne parviendront qu’au prix d’efforts surhumains à leurs fins, avant de passer à une autre situation embarrassante.

La deuxième bobine les voit régler leur problème, en empruntant un ascenseur qui mène en haut d’un immeuble en construction, ce qui leur permet de défier la pesanteur à la façon d’Harold Lloyd pour le reste du film. A noter, alors que les films de Laurel et Hardy jouent souvent sur une légère distorsion de la réalité, un final surréaliste, ce qui n’est arrivé réellement que dans Two tars: dans les deux cas, les deux comédiens apportent à la notion de distorsion une illustration au premier degré que je vous laisse découvrir. Le film, le deuxième de McCarey pour le duo, est sorti en janvier 1929 agrémenté d'une bande-son originale, l'une des rares à avoir été conservées parmi les muets tardifs de l'équipe.

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Leo McCarey Hal Roach Muet