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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 16:22

Ce film est une énième adaptation de Jane Austen, donc un passage obligé pour les profs d'Anglais, le genre de films que le ministère des profs d'Anglais doit nous imposer de posséder, et visionner tous les jours. Et pourtant, il est chouette!

Contrairement à la préciosité affichée du Sense & sensibility d'Ang lee et à la virtuosité clinquante du Pride and prejudice de Joe Wright, ce film de Patricia Rozema replace souvent les personnages dans le contexte de leur époque, en se plaisant à multiplier les décors les plus authentiques, privilégiant parfois des vues moins esthétisantes que pittoresques, et des situations moins sophistiquées (C'est à dire qu'on y rote et qu'on y pète, lors d'une scène inattendue. Le perpétrateur de ces grossièretés s'appelle James Purefoy, et on le voit parfois dans les séries HBO). La réalisatrice, violant l'une des lois absurdes des adaptations de Jane Austen, appelle souvent un chat un chat, et donc contrairement aux autres films, la dimension sexuelle des amours de tous ces jeunes gens désireux d'avancer dans la société et d'aimer (Ce qui à cette époque, n'est pas toujours compatible) est prise en compte, et pas seulement dans le sous-texte. Quelques moments magiques dans un film qui dépasse largement le coté téléfilm de la BBC (Ce qu'il fut, effectivement!) qui aurait pu ou du lui coller à la peau.

Et enfin, Patricia Rozema a su se mettre à hauteur d'actrice, et la complicité qu'elle a avec sa protagoniste principale jouée par la délicieuse Frances O'Connor, fait plaisir à voir.

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Published by François Massarelli - dans Jane Austen