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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 14:48

Jerry Warriner (Cary Grant) et son épouse Lucy (Irene Dunne) s'entendent bien, mais sont-ils encore amoureux? La question ne se pose pas, en fait, ils se sont tellement éloignés l'un de l'autre qu'ils n'ont même plus le temps de se la poser: quand le film commence, l'un et l'autre sont de retour d'un week-end douteux, et se mentent mutuellement comme des arracheurs de dents... le divorce est donc inévitable. Le film va nous raconter comment, durant les six mois de la période légale qui précède la finalisation de la séparation, ils vont essayer de se remettre ensemble, tout en sauvant la face, l'un avec une chanteuse-danseuse de cabaret d'abord puis une riche héritière d'une part, et l'autre avec un richissime magnat du pétrole, en provenance de l'Oklahoma (Ralph Bellamy, décidément destiné à jouer les rivaux de Cary Grant, comme dans His girl friday). Mais le rapprochement, on le comprend très vite, est inéluctable...

Leo McCarey était un touche-à-tout de la comédie, qui n'aimait rien plus que d'explorer la veine la plus sentimentale de son art, comme le prouvent à leurs façons respectives des films aussi divers que Make way for tomorrow, The bells of St-Mary, ou même An affair to remember, qui est d'ailleurs plus un film sentimental qu'une comédie. Mais j'ai toujours trouvé qu'il était plus à son aise dans cette veine, la "screwball comedy", un genre dont ce film est un des fleurons. Il prend un plaisir communicatif à diriger ces grands acteurs dans une intrigue qui joue toujours autour de thèmes risqués, sans jamais se vautrer dans la vulgarité. Après tout, il est évident même si ce n'est jamais dit qu'aussi bien Irene Dunne que Cary Grant se sont trompés mutuellement, et il est beaucoup question de sexe dans le film... Mais rompu 'exercice par son passage chez Hal Roach, à diriger Charley Chase (Dont les courts métrages sont un peu la matrice du genre tout entier du reste), Max Davidson, Anita Garvin ou Laurel et Hardy, McCarey sait triompher de la censure. Il le démontre dans ce film brillant, aux dialogues enlevés, au rythme soutenu, et... aux sous-entendu bien épicés. Servez chaud.

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Published by François Massarelli - dans Comédie