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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 16:05
Fame (Alan Parker, 1980)

Je me souviens, à l'époque, dans les cinémas, on a eu une intéressante tranche de film en guise de bande-annonce: le fameux moment durant lequel tous les étudiants en arts du film descendent dans la rue et dansent pendant que la chanson-titre défile, un moment de musical authentique, qui donnait aux gamins nés à la fin des années 60 un rush d'adrénaline. C'est aujourd'hui un des moments embarrassants du film...

C'est donc une comédie musicale, comme on dit en Français. Pourtant cet aspect est celui qui s'intègre le moins bien au film, par ailleurs construit sur une progression dramatique éprouvée, et qui n'a pas fini de donner de bons résultats; c'est finalement le même principe que les Harry Potter: on prend les héros du film au début de leur scolarité et on les accompagne jusqu'à leur sortie... Le lieu est une authentique école publique, la New York High School of Performing Arts. Elle est publique et gratuite, mais il faut auditionner pour y entrer, c'est le sens du premier chapitre (Le film est divisé en étapes chronologiques). On y fait de la danse, classique et moderne, de la musique, et du théâtre... Nous nous intéressons principalement à huit étudiants: Leroy, un danseur prometteur mais venu de la rue; Montgomery, un jeune fils d'actrice à la sexualité plus que perturbée; Doris, une jeune aspirante actrice étouffée par sa mère et son conformisme; Coco, chanteuse et danseuse très, voire trop ambitieuse; Lisa la danseuse à laquelle on reproche son manque d'investissement: la riche Hilary qui cherche à échapper à une vie insupportable; Bruno, un musicien attiré par l'exploration des synthétiseurs et du son électronique, qui se heurte au classicisme de ses professeurs; enfin, Raul "Ralph" cherche à échapper par la comédie à une vie de misère dans l'ombre des traditions culturelles venues de Porto-Rico.

Beaucoup, sinon tous, des acteurs de ce film sont d'authentiques étudiants de l'école où se passe l'action, et c'est ce qui donne au film son principal intérêt: un ton naturaliste, et une véracité dans les délires (Danse improvisée par tout le monde durant le repas) que n'ont plus jamais les séquences dansées aujourd'hui, interprétées par des danseurs sur-entraînés au corps sculpté... Ici, ça sent le réel à tous les étages, et on n'est pas non plus dans High School Musical, même si cette série d'âneries monumentales doit sans doute beaucoup à Fame! Non, dans ce film, on rate, on réussit, on indique assez clairement que la plupart de ces artistes retourneront à leur médiocrité, mis ceux qui réussiront, eh bien... Ils le mériteront, voilà tout! Quant à la dimension "musical", ça ressemble à une sorte de plaquage de deux ou trois séquences durant lesquelles le réalisme cède à un cahier des charges auto-imposé par Alan Parker. C'est dommage, mais c'est sans doute ce qui a permis le succès du film. Ca n'a pas porté chance pour autant à son interprète principale, Irene Cara (Coco): c'est elle qui chante le thème-titre, et sa carrière n'a pas, à proprement parler, été des plus fabuleuses...

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Published by François Massarelli - dans Musical Alan Parker