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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 18:25

Louis Mazzini (Dennis Prrice) a une vengeance à entreprendre: à cause de sa famille, les D'Ascoyne, sa mère a été chassée pour s'être mariée avec un étranger; elle est morte trop tôt, et seuls 8 D'Ascoyne le séparent du titre de duc... il se lance donc dans une partie de meurtre endiablée... L'idée est-elle d'abord et avant tout de devenir duc, ou de se venger? Il semble que ce soit parfaitement partagé...

Peut-on faire plus Anglais que ce film? Non. La narration part d'une soirée qui devrait être riche en émotion, mais qui nous contée de façon calme et posée: Louis Mazzini d'Ascoyne, 10e Duc de Chalfont, a enfin obtenu ce qu'il cherchait, et il est en prison pour meurtre, attendant patiemment son exécution qui aura lieu le lendemain. On semble beaucoup plus se préoccuper de l'émotion du bourreau (Miles Malleson) qui n'a encore jamais expédié un Duc de vie à trépas, et ne sait trop comment s'adresser à son "client", et par ailleurs, le directeur de la prison (Clive Morton), à la veille de l'embarrassant événement, semble bien triste de perdre un pensionnaire aussi aimable. Mais on laisse Louis Mazzini seul, et il met la dernière main à ses mémoires, ce qui va nous permettre d'assister à la récapitulation de sa vie, à ses meurtres, mais aussi à ses relations avec deux femmes qu'il a aimées passionnément, Lady Edith D'Ascoyne (Valerie Hobson), et la sulfureuse et fatale Sibella (Joan Greenwood)... L'une d'entre elles a d'ailleurs joué un rôle dans sa condamnation...

Le vieux truc de Sacha Guitry (Le roman d'un tricheur), qui consiste à donner une grande importance à une voix off qui prend toute la place, l'image d'un film devenant presque une simple illustration, n'a pas attendu Scorsese et ses Goodfellas pour être reprise. Mais Hamer, contrairement à Guitry, est un cinéaste, et il fait reposer son film sur une narration équilibrée entre la voix off dépassionnée, et ses séquences impeccables, parfois dégagées de toute narration off. parfois, l'image suffit même, froidement! C'est une merveille, une sorte de définition de ce que l'humour Anglais peut offrir, un film dans lequel les acteurs ont pris part avec une gourmandise évidente, mais qui ne se verra jamais outre mesure, car... On est vraiment dans la noblesse! On notera bien sur que si Dennis Price porte une grande partie du film sur ses épaules, Alec Guiness qui interprète la famille D'Ascoyne à lui tout seul (A l'exception d'Edith, qui n'est devenue une D'Ascoyne que par mariage), a beaucoup fait pour l'excellente réputation du film...

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Published by François Massarelli - dans Comédie