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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 16:40

La volée de bois vert critique, le nombre de fois que le mot 'fasciste' qui était présent dans les avis nombreux et variés sur le film Dirty Harry de Don Siegel, ont fini par interpeller Malpaso... Bon, Malpaso, bien qu'officiellement, regardez les crédits de films qu'ils produisent, le producteur en titre est Robert Daley... Mais on saut bien qu'en fait, la compagnie est Clin Eastwood. Donc il est probable que l'acteur-interprète en a eu un peu marre qu'on questionne ses idées politiques autour des soupçons liés à son personnage dans le western urbain jouissif, mais, disons, expéditif. Le premier réflexe du bonhomme a d'ailleurs été de dire "Harry, c'est Harry, moi je suis Clint!", mais la deuxième idée pour sortir de l'idée désormais répandue que Clint Eastwood est un fasciste, c'est Magnum force! Le sequel inévitable (Dirty Harry a explosé au box office) et révisionniste...

Le plus beau gag c'est que le script de ce film, sensé apaiser les gauchistes et autres démocrates inquiets de l'appel au lynchage qu'est supposé être un film avec Harry Callahan, a été confié à Michael Cimino et John Milius, les deux jeunots d'Hollywood probablement les plus à droite en ces années 70! Mais ils avaient une mission claire: continuer à montrer le personnage de Harry, flic de San Francisco aux méthodes expéditives mais aux idées nobles (La défense des gens comme il faut contre le crime, dans un cadre rendu étroit par une justice timorée), mais en montrant qu'il y a bien pire que lui, des flics qui ont décidé de se substituer au système jugé trop indulgent... Pendant que Harry Callahan, qui ronge son frein dans des missions indignes de lui, se lie d'amitié avec son collègue noir, fait du sexe avec une Nippo-Américaine, et rend visite aux gosses d'une amie, en vrai papa poule! Et ça marche tout seul en plus, même si ce second film, qui relance beaucoup d'aspects du premier (action tous azimuts, violence frontale, style bien de son époque et musique de Lalo Schifrin) reste quand même un cran en dessous du précédent; Ted Post n'est pas Don Siegel, mis fait un boulot sans âme ni temps morts...et le film est étiré sur deux heures, ce qui n'était pas nécessaire.

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Published by François Massarelli - dans Clint Eastwood Noir