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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 11:11
Movie movie (Stanley Donen, 1978)

D'un film comme celui-ci, on attend toujours plus que ce qu'il a à offrir... Un metteur en scène de tout premier plan (Pour les néophytes, Singing in the rain, On the town, Seven Brides for seven brothers, Two for the road, Bedazzled, Funny Face, et... Charade!), un sujet extravagant menant à des choix esthétiques radicaux, des acteurs légendaires (George C. Scott!! Eli Wallach!!) n'ayant peur ni des risques, ni des coups, et un hommage au cinéma des années 30: forcément, ça fait écarquiller les yeux sur le papier...

Comme le titre l'indique, ce n'est pas un film, d'ailleurs, mais deux: Donen souhaitait tourner un hommage au cinéma des doubles programmes, celui des années 30 qui vous donnait deux séries B pour le prix d'un ticket, avec ses genres ultra-codifiés. Donc, on a un film de boxe (Dynamite Hands), tourné en noir et blanc, et une comédie musicale à la façon de la WB des années 30, Baxter's beauties of 1933, en couleurs. Scott est la star en titre des deux parties. Dans la première, un jeune boxeur avec une morale se fait piéger par un truand alors qu'il fait tout pour gagner l'argent nécessaire à une opération destinée à sauver la vue de sa soeur, mais sans pour autant perdre son âme. Dans la deuxième un entrepreneur de spectacles se lance alors qu'il n' a plus qu'un mois à vivre, dans la préparation de ce dont il désire faire son meilleur show. Parviendra-t-il à survivre jusqu'au bout? Dans les deux parties, des éléments typiques de mélodrame viennent se greffer, et on a même droit à une bande-annonce délavée d'un film de guerre idiot... avec George C. Scott, bien sur.

Ce qui pose problème? Trois fois rien... Et un peu tout. On aura beau faire, ce genre de film ne peut pas ressembler à autre chose qu'un film des années 70 déguisé en film des années 30. Et le premier degré affiché dans l'ensemble ne délivrera sans doute ses épices secrètes qu'au bout de 45 visions. En attendant on peut s'amuser à compter les parallèles troublants entre les deux "films": même premier plan, par exemple, même destin pour le héros... On peut aussi savourer un hommage d'un génie du musical à un autre, avec un finale à la Busby Berkeley, passage obligé s'il en est, ou encore les discrètes mais décisives preuves de la supériorité de Donen quand il s'agit de composer avec la couleur.

Au fait, Dynamite Hands est de fait la seule aventure de Donen avec le noir et blanc!

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Published by François Massarelli - dans Stanley Donen