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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 22:51

A l'origine de ce court film (39 mn), se trouve une nouvelle de Tchekhov, Le roman à la contrebasse, publié en 1886. Dans l'austère Russie Tsariste, on y sent souffler une petite brise pré-révolutionnaire, avec ce rapprochement, par la nudité corporelle, d'une princesse sur le point de se marier, et d'un moins-que-rien... Bien qu'on puisse imaginer que son adaptation cinématographique ait pu ne se faire que dans les libérales années 70, il y a en a eu une adaptation dès les années 1910... Mais venons-en à celle qui nous occupe aujourd'hui...

Smitchkoff (John Cleese) joue de la contrebasse. Il est musicien professionnel, et doit se rendre au château local, où les parents d'une jeune et jolie princesse (Connie Booth) donnent un bal, en l'honneur des fiançailles de cette dernière. En attendant, Smitchkoff va se baigner, et la princesse va pêcher. Elle doit se jeter à l'eau pour rattraper son bouchon: un voleur passe et vole aussi bien les vêtements du musicien que ceux de la princesse. Ils doivent donc, nus comme des vers l'un et l'autre, retourner au château en plein jour, et faire en sorte de redresser la situation, sans pour autant que jamais leur nudité respective n'apparaisse au regard de l'autre, ni que qui que ce soit les voie. Bien sur, la princesse mène, et Smitchkoff, respectueux, obéit et fait tout pour regarder ailleurs, mais une complicité commence à se faire sentir, d'autant qu'il fait chaud, et, bien sur qu'ils sont nus.

L'imposant étui de la contrebasse va devenir un étui à princesse, et il faut voir le grand John Cleese (1m95) totalement nu, courir dans la campagne avec un objet terriblement encombrant, et un chapeau haut de forme sur la tête. Ce moyen métrage (40 mn) est souvent drôle, léger et surtout, jamais vulgaire, contrairement à ce que son sujet aurait pu permettre... La poésie estivale de ces mésaventures, dans lesquelles il s'agit de rejoindre un château sans être vu, ni se voir, permet un burlesque de situation que John Cleese, éternel embarrassé, joue à merveille, et comme il excelle aussi dans le burlesque physique, il s'en donne à coeur joie. On ne sera pas surpris d'apprendre qu'il est aussi responsable, avec Robert Young, de la dernière version du script...

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Published by François Massarelli - dans le coin du bizarre Comédie Mettons-nous tous tout nus