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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:09

Le premier film du cycle "Fantastique, farces et attrapes" de Shyamalan, et peut-être son unique film reconnu par le public est un étrange objet. Tout se passe comme si le réalisateur fuyait le rythme, s'interdisait la pulsion, et se refusait à la moindre vitesse, dans ce qui reste un attrape-nigaud de grande classe: Cole Sears, tout petit bonhomme, cache un secret lourd à porter tout seul, il communique avec les morts. Ce don l'apparente non seulement à une sorte de médium, mais fait de lui aussi le souffre-douleur parfait d'une Amérique qui n'aime que ceux qui sont conformes à ce qu'elle désire. Il est donc rejeté, et à du mal à assumer une différence qu'il ne peut en aucun cas revendiquer ni maîtriser. C'est là qu'intervient un psychologue, auquel la vie a réservé un coup dur: blessé au bas-ventre, tombé un beau jour victime d'un gamin comme Cole justement, mais qu'il n'avait pas su aider, il est désormais obsédé par la seconde chance: intervenir sur un autre cas similaire, mais réussir à aider l'enfant cette fois. d'autant que Malcolm, le psy interprété par Bruce Willis, a des loisirs: sa femme ne communique plus avec lui et semble chercher une nouvelle vie dans son travail et avec un beau jeune homme...

Shyamalan, en fait, est un menteur. il aime à raconter des histoires, et son péché mignon, c'est de faire tomber le spectateur dans un piège. Il fait ça très bien dans ce film (Vous pouvez oublier tous les autres), et convoque habilement les ressources du cinéma fantastique, en particulier l'ellipse, pour enchâsser le visionneur consentant dans son dispositif et ne pas le lâcher. Je dois dire qu'en prime, la réflexion sur la différence de la part d'un cinéaste qui réalisait des courts métrages à 6 ans, à de l'intérêt. D'une certaine façon, The sixth sense est aussi un film sur l'autisme. Ce n'est pas si répandu...

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Published by François Massarelli - dans le coin du bizarre