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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 16:11

J'imagine que ce film, ainsi que ses deux "compagnons" (The detective, 1968, et la suite de Tony Rome réalisé également en 1968, Lady in cement) dirigés par Douglas, ont fait partie de ces coups de boutoirs à l'ex-censure que les grands studios se sont permis de sortir en ces de plus en plus permissives années 60... Ici, Frank Sinatra est Tony Rome, un détective-dandy qui vit à Miami, sur un bateau (Qu'il a gagné au jeu), et sur les épaules duquel une affaire peu banale de jeune femme riche tellement alcoolisée qu'elle ne se rappelle plus pourquoi elle est là, affaire qui a un nombre de ramifications phénoménal, et dans laquelle on se perd très vite.

Peu importe après tout, ce qui compte, c'est de quelle façon Tony Rome, quelqu'un d'aussi décomplexé que Harry Callahan, mais sans le sens moral exacerbé, ni la rage qui va avec, va se tirer de toutes les situations, qu'elles impliquent des alcooliques mondains, des avorteurs, des maître-chanteurs, des prostituées, des divorcées un brin nymphomanes, ou des dealers homosexuels... Une scène surréaliste pousse d'ailleurs assez loin l'usage des double-sens, puisqu'une cliente potentiel du détective Rome vient lui proposer de "redonner le sourire à sa chatte". Le terme utilisé en Anglais est "pussy", et il contient suffisamment de possibilités salaces pour que ce soit parfaitement intentionnel.

Marrant de constater que ce film autrefois si "adulte" (Les bande-annonces de trous ces films insistent bien sur le terme) soit devenu, à sa façon, un classique raisonnable, reflet d'une autre époque... Et parfaitement distrayant en prime. Sinatra s'y amuse comme un gosse, Jill St-John y promène son spleen de femme entre deux ages qui cherche par tous les moyens à tromper son ennui en jouant avec le feu (Elle est d'ailleurs, à sa façon, à la fois le fil rouge et l'enjeu final du film pour le personnage de Rome), et on verra, au hasard des rôles, Sue Lyon, Richard Conte ou Gena Rowlands.

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Published by François Massarelli - dans Noir