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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 12:12

Izzy, une jeune femme au fort accent de Brooklyn (Imogen Poots) est interviewée sur ce qui a changé sa vie, et elle raconte sa rencontre avec un homme qui a changé sa vie, Dereck (Owen Wilson), en réalité Arnold, un metteur en scène venu à New York pour lancer la production d'une pièce, et qui en attendant l'arrivée de son épouse, a décidé de passer du bon temps avec une cal-girl. ... Car Izzy, ou Isabella, sous le pseudonyme de Glo Stick, est en réalité une prostituée de luxe. On apprend que Arnold a des habitudes auprès de cette profession et quand son épouse (Kathryn Hahn) l'apprendra, ça va faire des étincelles... Parallèlement, le reste de l'intrigue implique également l'acteur Seth (Rhys Ifans) et une thérapeute pète-sec (Jenifer Aniston. Le film nous montre aussi l'un des plus beaux cameos de l'histoire du cinéma: Joanna Lumley. Sans oublier un apparition de Tarantino lui-même qui tente de nous faire croire qu'il s'y connait en cinéma.

Quand un historien du cinéma/réalisateur fait un film, il y a souvent un lien avec le cinéma, et le dernier film de Peter Bogdanovitch en est une nouvelle preuve. Non que ça se situe dans les milieux du cinéma, mais il y a un lien appuyé avec la cinéphilie du personnage principal, et une partie de l'intrigue nous montre un metteur en scène de théâtre... Sans oublier qu'une bonne part du scénario fait appel au mensonge élaboré, et le dernier mot reste au cinéma. Mais surtout, il est question ici de rendre hommage à la screwball comedy, un genre qui est circonscrit dans les années 1934-1949, et illustré par Preston Sturges, Capra, Lubitsch, hawks et consorts... Izzy est une fan de cinéma d'avant, et s'y connait... Et une allusion à Cluny Brown, de Lubitsch, est l'un des ressorts de l'intrigue. Le principal enjeu pour le connaisseur Bogdanovitch, bien sur, était sans doute de transcrire ce genre codifié, à l'âge du téléphone portable... Contrairement aux Frères Coen qui eux auraient fait le choix, à n'en pas douter, de laisser l'intrigue revisiter les années 40.

Du coup, c'est parfois réussi... Mais ps complètement: il manque une résolution qui soit autre chose qu'une pirouette, et le charme des acteurs prend souvent le pas sur la caractérisation. On apprécie au moins que le metteur en scène se soit amusé à demander à ses acteurs de jouer sans se priver des scènes boulevardière avec une belle énergie. IL a aussi ménagé des scènes construites sur des quiproquos multiples, qui donnent lieu à des moments réjouissants, et comme il dispose d'Owen Wilson et de Rhys Ifans, on ne boude pas son plaisir. Mais le cinéma de Bogdanovitch, comme d'habitude, a un petit relent d'amateurisme. Au moins, contrairement à Woody Allen, il ne se contente pas de tourner une intention de film...

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Published by François Massarelli - dans Comédie