Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Allen John's attic
  • Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
  • Contact

Recherche

2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 12:03
The people vs Larry Flynt (Milos Forman, 1996)

Un pornographe (Editeur du magazine cochon Hustler) en lutte contre l'establishment Reganien, devient le champion de la liberté d'expression. Intéressant de voir ce film après les problèmes causés par le terroriste antisémite Dieudonné, soit-disant héraut de la liberté d'expression en France, interdit (Avec raison) de meeting en Belgique et Grande-Bretagne: la liberté de parole, il l'a violée à plusieurs reprises pour faire passer des idées nauséabondes, en subvertissant de façon odieuse un droit acquis de haute lutte envers et contre les idées mêmes qu'il défend.

Que penser alors d'un vieux cochon comme Flynt, qui réclame alors le droit à la liberté de la presse, pour mieux asséner des horreurs (Des photos essentiellement, mais toutes dévouées à la cause de la pornographie assumée)? Mais voilà, que ce soit dû à Forman, qui est un très grand cinéaste, ou à Flynt lui-même, importe peu: l'amalgame ne tient, heureusement, pas, et le film reste une épopée réjouissante comme Amadeus a pu l'être. Maintenant, on tend un peu à perdre de vue, tout au long du film, l'exploitation vile, mercantile et ô combien vulgaire de la gent féminine. Ce n'était pas le propos de Forman, qui a aucun moment ne cherche à atténuer la vulgarité triomphale de son héros. Disons que le message passe, mais ça ne donne pas envie de se vautrer dans le porno pour autant...

Partager cet article

Repost 0
Published by François Massarelli - dans Milos Forman