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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 08:48

Après son magistral L'homme à la caméra de 1929, le cinéaste Ukrainien Dziga Vertov a continué à explorer les possibilités documentaires de ce qu'il appelait son "ciné-oeil", et a tout naturellement été tenté d'ajouter le son à sa méthode... Ce film, qui commence par la vision d'une jolie jeune demoiselle qui s'installe sous un casque pour entendre les sons de la nouvelle Union Soviétique, est tout entier dédié à cette tentative d'intégrer une bande sonore à son cinéma. Et on y suit les progrès du socialisme, dans l'Ukraine qui est encore entre l'ancien et la modernité. Le début du film est tout entier consacré à l'abandon de la religion, à travers un maelstrom d'images de foules réclamant la destruction des bâtisses religieuses; puis on bifurque vers les joies des défilés ouvriers, avant un long chapitre consacré à l'industrie, dans lequel le mélange son-image n'a pas échappé à Chaplin, qui préparait Modern times quand il a vu ce film; enfin, comme dans tout bon film Soviétique de l'ère Stalinienne, on finit avec l'agriculture et ses défilés de tracteurs...

Le mélange son-image est il intéressant? Ca oui! Le film, sorti de son contexte, et de son estampille avant-garde militante, a-t-il le moindre intérêt?

...Ca non.

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Published by François Massarelli - dans Ukraine Urss