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  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 22:19

The girl and her trust est sorti en Janvier 1911, et c'est un remake de The Lonedale operator (1911), qui racontait comment une jeune femme attaquée par des vagabonds défendait la paie du chemin de fer qui lui avait été confiée. Le film était bien sur un prétexte à de l'action, du montage parallèle, et un beau portrait de femme (Blanche Sweet)...

Tourné en Californie, ce nouveau film bénéficie du service rendu à Griffith par une ligne de chemin de fer de Santa Fe qui laissait le metteur en scène utiliser ses installations pour se faire de la publicité. La justification de refaire le film tient principalement dans l’expansion du drame; là ou le film initial prenait son temps pour exposer les personnages, ici l’action part bille en tête, et les mésaventures de l’héroïne (Dorothy Bernard) avec les vagabonds s’étendent tant en termes de métrage (10 minutes environ) qu’au niveau géographique: une fois qu’ils ont saisi le magot, les vagabonds s’enfuient, et la jeune télégraphiste (C’est son métier ici, contrairement au film précédent) les poursuit et se retrouve prise en otage sur un chariot. Le final est une poursuite bien excitante.

Le principal intérêt du film réside sans doute dans le tempérament aventureux du metteur en scène qui cherche à étendre son champ d’action en profitant des circonstances: le chemin de fer lui permet ici des plans de toute beauté, suivant une locomotive dans sa course folle depuis une voiture ; le chemin de fer ne va pas tarder à devenir le moyen de locomotion numéro un des héros cinématographiques de tout poil… Une curiosité pour finir : le moyen utilisé par l’héroïne pour gagner du temps fonctionne réellement: enfermée dans son bureau, à la merci des bandits, elle a des munitions mais pas d’arme. Elle pose une balle dans la serrure, la frappe avec un burin, provoque une détonation qui fait croire à ses agresseurs qu’elle est armée. Est-ce bien raisonnable ? Autre avantage, le final du film est léger: après avoir résisté aux avances de wilfred Lucas, Dorothy se laisse aller à un petit flirt sur une locomotive...

 

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Published by François Massarelli - dans David Wark Griffith Muet