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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 22:05

Griffith avait parfois la main lourde, y compris dans ses longs métrages les plus flamboyants. Je ne parle pas ici du plus grand motif de fâcherie et de The birth of a nation, mais bien de sa fibre "sociale", et de ses films dans la lignée de ce que je continue à considérer comme son chef d'oeuvre, Intolerance. Il voulait parfois parler des problèmes sociaux parce qu'il avait à coeur de passer un message... Et parfois parce qu'il voulait être un réformateur. Ce qui ne l'empêchait pas d'attaquer ces derniers dans un film comme The reformers en 1912!  Avec ce petit film, il réussit néanmoins à passer un message clair, tout en touchant le public d'une façon très émouvante: il conte l'histoire d'un couple, un vieux charpentier (W. Christie Miller) et son épouse (Claire McDowell). Celle-ci est malade, et le vieil ouvrier ne trouve pas de travail. Il va devoir se résoudre à tomber dans le crime, et le film devient une tragédie...

Griffith, qui pratiquera tant de fois le sauvetage de dernière minute, change ici d'optique afin de coller à la spécificité de la situation... Faut-il vous faire un dessin? Par ailleurs, ce film poursuit la tendance du metteur en scène d'expérimenter avec des figurants au premier plan (Il le faisait beaucoup dans The unchanging sea), qui n'ont pas d'autre fonction que de réagir, voire d'être là pour donner de la vie. Dans ce film durant une scène de tribunal, c'est Donald Crisp qui s'en charge...

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Published by François Massarelli - dans Muet David Wark Griffith