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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 17:44

Réalisé au beau milieu des années 30, ce film est une production "Howard", l'une des premières tentatives de Hawks de produire un film en solo, sous la bannière toutefois de Samuel Goldwyn. le style et le ton du film sont à mi-chemin entre les films qui ont précédé le renforcement du code de production (En 1934), et l'aseptisation générale qui a suivi... Avec une intrigue située dans le San Francisco des années 1850, un script auquel Ben Hecht a collaboré, et des acteurs poids lourds (Edward G. Robinson, Miriam Hopkins, Joel McCrea ou Brian Donlevy), on était en droit d'attendre un spectacle haut en couleurs... D'où une certaine déception.

Mary Rutledge (Miriam Hopkins) arrive a San Francisco en compagnie d'un homme qui a pour intention de créer un journal sur place. Elle est venue pour se marier avec un homme qu'elle connait à peine, et apprend à son arrivée qu'il est mort, lors d'une partie de cartes fatale. Elle prend sur elle, et va désormais travailler dans le casino de l'homme qui l'a tué, Louis Chamalis (Edward G. Robinson), abandonnant toute illusion, jusqu'à ce qu'un jeune, beau, et honnête pionnier (Joel McCrea) ne passe par là et s'intéresse à la jeune femme...

On apprécie la confrontation entre Robinson en canaille, mais un de ces malfrats avec une certaine vision esthétique du crime. Il assume sans rougir un rôle à la Lon Chaney, un salaud amoureux d'une femme qui restera inaccessible même lorsqu'elle se donne à lui... Et la peinture du San Francisco brumeux, sale et corrompu ne manque pas de grandeur, surtout dans d'étonnantes scènes qui montrent les citoyens de la ville, menés par le shériff Harry Carey, prenant a loi en mains... Hawks oublie son style austère pour livrer quelques audaces visuelles avec des ombres que n'aurait pas reniées Michael Curtiz... Mais ces bonnes intentions ne suffisent pas à empêcher le film de souffrir sérieusement; en cause, l'histoire d'amour sirupeuse et mal foutue entre McCrea et Hopkins, l'un et l'autre montrant de sérieuses limites...

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Published by François Massarelli - dans Howard Hawks