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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 18:41

Je suis partagé devant ce vaste film (150 minute) qui raconte avec la cruauté habituelle de Shohei Imamura le parcours d'une jeune femme qui n'a rien à elle: abandonnée par sa mère, engrossée par son patron, mariée de fait parce qu'il faut bien, et même son fils ne l'appelle pas forcément Maman, mais Sadako, et la traire comme une bonne... Un jour qu'elle est seule, elle est violée par un étudient de passage, qui ne va pas tarder à s'installer dans sa vie, car il sait que sa venue n'a pas été si dramatique pour elle... Entre les révélations d'une vie minable, les coucheries de son mari avec une collègue de travail, et les visites toujours surprises de son amant paradoxal, Sadako semble ne pas progresser des masses...

Et c'est bien ça qui me dérange, derrière ce film d'une infinie noirceur, on devine un auteur surtout soucieux de pousser le bouchon de la censure dans le cadre compliqué et compartimenté du cinéma Japonais. Et les audaces sont nombreuses, mais le film n'en est pas folichon pour autant...

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Published by François Massarelli - dans Shohei Imamura