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  • : Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 19:36

Une jeune Américaine se rend en Angleterre pour visiter la famille, parfaitement déterminée à montrer par un tempérament totalement désagréable à quel point elle est décidée à s'ennuyer. Mais elle se laisse vite aller à la douce vie de ses cousins, dont la mère diplomate n'a plus le temps de s'occuper. Et surtout il y a son cousin Eddie... Mais à l'extérieur, les choses se précipitent, le terrorisme fasciste se manifeste, et la guerre éclate.

Saoirse Ronan habite totalement son personnage d'Américaine paumée qui fait le bon choix (Rester en Angleterre) au mauvais moment (C'est l'état d'urgence, et les militaires se comportent comme des militaires, soit ils régentent, brutalisent et massacrent). Elle y est admirable, et le film, fait d'urgence post-apocalyptique matinée de poésie bucolique (Si, si...), est de ceux qui vous restent longtemps dans la tête. Et pourtant ce n'était pas gagné: trois films en un, réellement; un conte de science-fiction noir, très réussi. Une histoire d'exaltation amoureuse adolescente, ce qui peut tout donner y compris le pire. Et un conte philosophique qui prend acte du rite de passage très particulier qui va changer Daisy en une femme.

Et le film ne prend surtout pas de gants, n'invente pas de raisons ni d'excuse à la violence, ne rationalise pas à outrance... Et on y tue des chiens et des enfants. Pas de gants, je vous dis, dans ce conte d'anticipation en noir et rose...

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Published by François Massarelli - dans Science-fiction