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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 22:09

Un professeur d'art (George Clooney) soutient à Roosevelt que si on veut gagner la guerre décemment, il faut sauver non seulement les hommes mais aussi l'art, que les nazis sont en train de piller pour leur chef; vu l'absence de jeunes spécialistes (tous déjà à la guerre) il va devoir recruter certains de ses copains, tous amateurs éclairés, tous volontaires pour aller casser du nazi...

Certes, on quitte le milieu grinçant de la politique avec Ides of march, pour plonger dans un film pétri de bons sentiments, d'humour un peu suranné (Avec sa musique militaire sifflée, un cliché qui a la vie dure dans les films sur la seconde guerre mondiale)... Mais c'est tout George Clooney, qui fait sien le propos de son personnage: et ces volontaires du troisième âge (Bill Murray, Bob Balaban, John Goodman, etc) ont un volontarisme qui fait plaisir  voir maintenant que la maison blanche est squattée par un butor qui ferait passer cet ignare de Nicolas Sarkozy pour Mère Teresa...

En nous amenant à suivre sa joyeuse bande de copains (Vous avez remarqué qu'ils sont rangés par deux? Et toutes les "paires" d'acteurs avaient déjà travaillé ensemble) qui vont récupérer les oeuvres volées par les nazis durant la guerre, Clooney fait un film certes imparfait mais foncièrement sympathique, tout en posant la question de l'utilité de mourir pour l'art. Intéressant débat: les nazis étaient en plus d'assassins des sales voleurs, des pillards sans foi ni loi, qui plus est ils cassaient toutes les oeuvres. Aujourd'hui, les nazis ne détruisent plus, du moins pas devant tout le monde, non: maintenant, ils repeignent en bleu, tout en continuant à stigmatiser les autres; et ils s'approchent dangereusement du pouvoir.

Donc, même si le ton du film est gentiment badin, un peu foutraque, on n'échappe pas à la question qui s'est posée à ces hommes. Cela valait-il la peine de mourir pour sauver des oeuvres d'art? Oui, mille fois oui: l'art c'est la civilisation, il faut empêcher qu'il tombe au mains des barbares, tout comme les mairies, les assemblées, les villes antiques attaquées à coup de dynamite, ou les palais officiels de nos vieilles démocraties qui ont singulièrement baissé leur garde aujourd'hui comme il y a soixante-dix ans.

 

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Published by François Massarelli - dans George Clooney