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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 13:59

Barry Sonnenfeld n'est pas Billy Wilder. C'est une évidence, mais il ne faudrait pas non plus passer à coté de lui: le metteur en scène, qui était au départ un talentueux directeur de la photographie, a un style, une obsession même, celle de réaliser des scènes qui renvoient à la comédie pure, celle de la juxtaposition burlesque. Il a non seulement expérimenté à peu près tous les styles actuels de comédie en y injectant son grain de sel personnel, mais il a aussi su créer une franchise qui allie grosse artillerie et humour visuel loufoque, en obtenant le succès par dessus le marché, et créé (entre autres) une série fabuleuse qui est hélas passée à la trappe des télévisions pour cause d'originalité, Pushing daisies. Autant de raisons pour aller fouiller parmi les recoins d'une filmographies en grand danger de devenir une simple TVgraphie...

For love or money est un film qui renvoie partiellement à The apartment, sans qu'on sache vraiment si c'est volontaire: Doug (Michael J. Fox) est le concierge du Bradbury, un hôtel de luxe, et il est très populaire auprès des clients: et pour cause! Il leur fournit ce dont ils ont besoin, en permanence, et il n'oublie jamais rien ni personne... Mais en dépit de son succès professionnel, Doug a des rêves: d'une part,il désire se lancer dans un projet de rénovation d'un bâtiment pour en faire un hôtel de rêve, à Manhattan; d'autre part, il souhaite séduire une employée de l'hôtel, Andy (Gabrielle Anwar)... Ce qu'il ne sait pas, c'est que les deux rêves vont se mélanger l'un et l'autre, de façon inattendue: il trouve un partenaire idéal pour son projet, en la personne d'un milliardaire britannique et pompeux, mais apprend très vite que cet homme, richissime, marié et père de famille, est l'amant d'Andy... Pire: il doit souvent subir l'humiliation d'occuper la maîtresse de son futur associé, et lui mentir pour excuser l'absence de son amant; comme il souhaite que son plan aboutisse, Doug va donc s'exécuter, mais pour combien de temps?

Ceci est le troisième film, et l'un des plus obscurs, de Sonnenfeld. Coincé entre les deux cartons successifs de Addams Family et Addams Family values d'une part, et les succès confirmés de ses deux films suivants, Get Shorty et Meninblack d'autre part, il est tout bonnement oublié. C'est dommage, même si on comprend un peu le désamour du public, devant un film qui tient beaucoup de la comédie romantique traditionnelle, sans la touche particulière, mélange de burlesque visuel et de comédie froide, qu'on associe le plus souvent au réalisateur. Non qu'il n'y ait de gags visuels, loin de là, mais c'est toujours relégué à l'arrière-plan. Et si le film reste difficilement plus qu'un agréable divertissement, le metteur en scène s'est ingénié à placer des petites idées saugrenues à l'arrière du champ.

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Published by François Massarelli - dans Barry Sonnenfeld