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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 16:41

Alias Jimmy Valentine (1915) est l'un des plus connus parmi les films muets Américains de Maurice Tourneur. Robert Warwick y est un cambrioleur génial qui mène une double vie. Après un séjour en prison, il fait l’objet d’une expérience : le gouverneur de l’état (Frderick Truesdell) le sort de Sing-sing car il croit (A tort) en son innocence, poussé il est vrai par sa fille (Ruth Shepley) qui a un faible pour le jeune homme. Celui-ci décide de vraiment devenir honnête, au grand dam de ses deux anciens collaborateurs (Johnny Hines et Alec B. Francis), mais l’inspecteur Doyle (Robert Cummings) souhaite coincer le héros, qui va se trahir dans une scène au suspense inattendu.

Ce film, aux cotés de The musketeers of Pig Alley (1912), de Griffith, et Regeneration (1915), de Raoul Walsh, est l’une des premières grandes dates du film de gangsters, et la réalisation fait la part belle aux séquences tournées en intérieur, avec en particulier des scènes splendides tournées lors d’un cambriolage, vues en contre-plongée: elles témoignent d'une envie de faire avancer le cinéma, et d'associer le spectateur à l'action en lui présentant l'aventure sous des angles inédits.

On évite le prêche grâce à la grande subtilité de la direction, et le rapport qui s’établit entre l’inspecteur et sa « proie » est très intéressant. Je soupçonne que ce type non-conventionnel de traitement du film policier soit un import Français, peut-être piqué à l’ancien collègue de Tourneur à l’Eclair, Victorin Jasset, dont les feuilletons s’intéressaient beaucoup plus aux bandits qu’aux policiers.

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Published by François Massarelli - dans Muet 1915 Maurice Tourneur