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  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 09:57

Le succès de Behind the door a fait des petits: on prend les mêmes (Bosworth, Ince, Willat) et on recommence, et après "derrière la porte", on se rend "sous la surface", dans un drame encore une fois humain et maritime, qui mêle savamment le mélodramatique spectaculaire, et le tragique...

Cette fois, Hobart Bosworth est Martin Flint, un scaphandrier qui loue ses services sur la côte du Maine. Il est amené, avec son fils Luther (Lloyd Hughes), à participer au sauvetage de l'équipage d'un sous-marin échoué, dont les vingt hommes n'avaient a priori aucune chance... Grâce à Martin, ils survivent tous, et l'incident va faire la une des journaux nationaux. Deux aventuriers, James Arnold (George Webb) et sa maîtresse Vera Gordon (Grace Darmond), trouvent donc un moyen de récupérer un trésor dont ils savent qu'il a coulé au large des côtes de la nouvelle Angleterre... Mais quand Martin refuse de leur venir en aide, ayant compris que leurs intentions sont louches, Vera va approcher Luther en se faisant passer pour la soeur de James, et elle va jusqu'à se marier avec lui, afin qu'il accepte de les aider...

La construction est beaucoup plus simple que celle du film précédent, et ne repose en rien sur la guerre, qui ne fait plus autant recette que l'année précédente! L'objectif de Willat, qui a cette fois encore fait appel aux services de Luther Reed pour le script de son film, est  de capter le public et de l'amener à une révélation... qui hélas manque dans la copie que j'ai vue. On sait que tout Behind the door menait, par des chemins détournés, à un plan qui, s'il ne se vautrait pas dans le grotesque sanguinolent, nous faisait au moins comprendre de façon sure qu'un acte de torture ignoble avait eu lieu; ici, tout nous conduit vers une séquence dans laquelle un homme trompé qui refuse de croire à la duplicité de son épouse, est amené à découvrir dans une épave son cadavre dans les bras d'un autre...

Willat construit donc parfaitement son mélodrame, jouant à fond sur les clichés établis. Le film se laisse donc voir tranquillement, et est particulièrement soigné. Mais si le drame humain repose volontiers sur du sensationnel, on voit quand même que l'effet coup de poing du film précédent n'est pas au rendez-vous... Il faut, sans doute, savoir rester raisonnable!

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Published by François Massarelli - dans Muet 1920 Thomas Ince