Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Allen John's attic
  • Allen John's attic
  • : Quelques articles et réflexions sur le cinéma, et sur d'autres choses lorsque le temps et l'envie le permettront...
  • Contact

Recherche

16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 18:50

 

 

Eddie Adams (Mark Wahlberg), un jeune Angeleno, n'a rien à attendre de la vie mainstream. Il a par contre un atout impressionnant, qui peut lui ouvrir bien des portes, en particulier celles du cinéma porno. On est justement dans les années 70, et le fort bien nommé Jack Horner (Burt Reynolds) recrute des jeunes, en particulier ceux qui sont dotés du même, hum, talent que lui. Et une fois qu'il a fait ses preuves, Eddie Adams devient Dirk Diggler, la star incontestable du porno... Un monde dont il ne sait pas, et Horner non plus, qu'il vit ses derniers feux...

A l'origine de ce film, un court métrage, faux documentaire inspiré lointainement de la vie (Et de la mort) de John Holmes, idole pornographique des années 70, qui est mort des suites du SIDA dans les années 80. Holmes était impressionnant mais comme Diggler, il l'était par ses mensurations. Mais le film nous plonge dans un univers pour mieux nous surprendre avec le quotidien de gens qui sont, et resteront toutes leur vie, des ratés...Avec ses travailleurs du porno, ses costumes et sa musique 70/80, ses histoires tristes ou hilarantes, le film de Paul Thomas Anderson n'est pas qu'une capsule temporelle, et n'est pas seulement une façon de se moquer. L'évolution de ses personnages, qui ont tous une case de vide (J'ai évité l'expression "Un trou à combler", vous comprendrez aisément pourquoi) tend à confirmer que ces gens des années 70, qui deviennent des gens des années 80, ne sont pas très différents des gens des années 90, et par extension de ceux des années ultérieures à la sortie du film.

Bref, il a l'air caustique, comme ça, mais nous montre surtout l'humanité en proie à ses propres folies, comme toujours... C'est poignant, drôle triste, parfois énervant... Et la classe folle des plans-séquences du film fait encore merveille.

Partager cet article

Repost 0
Published by François Massarelli - dans Paul Thomas Anderson