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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 08:06

Film collectif, assemblé autour d'une vague trame, Cosmos a tout de l'exercice de fin d'études, sauf que dans ce cas ce sont six exercices... De six courts potentiels, on a fait un long, en tenant ces petits bouts d'histoire de rien du tout avec un chauffeur de taxi, qui d'ailleurs a droit à son court métrage lui aussi, à la fin du film. Certaines des intrigues sont drôles, d'autres intrigantes, d'autres un peu lourdingues...

Une jeune femme qui a acheté une voiture pour un ami demande de l'aide à un chauffeur de taxi pour démarrer. Elle va ensuite rejoindre son ami, un homosexuel qui vit reclus et hésite à se rendre à un test de dépistage. Un jeune cinéaste primé à l'étranger mais inconnu dans son Québec natal a une interview de prévue dans une émission branchée de la télévision locale, et il est (avec raison) très nerveux à l'idée de défendre son projet de long métrage devant des journalistes qui n'en ont pas grand chose à faire. Un serial killer traque sa prochaine victime. Deux anciens amants se rencontrent par hasard, et l'homme est troublé à la nouvelle que la femme s'est fait refaire les seins: il n'a qu'une seule envie, c'est qu'elle lui les montre... Une jeune femme avait prévu de fêter ses vingt ans au théâtre, mais son petit ami lui a posé un lapin. A la fin de la représentation, elle commence à parler avec un homme, septuagénaire. Ils vont littéralement passer la nuit ensemble. Deux chauffeurs de taxi, enfin, devisent de l'avenir devant un petit déjeuner, pendant que des braqueurs de banque volent la voiture de l'un d'eux, et ça va mal finir...

"Cosmos", c'est le nom du chauffeur de taxi du premier segment, qui véhicule dans Montréal un certain nombre des autres protagonistes, et se fait voler sa voiture à la fin. Il est sympathique, philosophe, éternellement optimiste... Le film en revanche est poussif, part dans tous les sens, et bien trop long! Le segment de Denis Villeneuve, pour parler du plus connu (du seul, du moins, à être connu en Europe) de ces réalisateurs, est celui consacré au réalisateur angoissé. C'est une veine satirique pour Villeneuve, un domaine ou on ne l'attend pas vraiment... C'est aussi assez irritant, pour ne pas dire anecdotique.

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Published by François Massarelli - dans Denis Villeneuve