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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 10:39

1926: Newt Skamander (Eddie Redmayne) est un sorcier Britannique qui vient aux Etats-Unis avec pour mission de permettre le retour chez lui en Arizona d'un animal fantastique et rare, qu'il a trouvé à l'autre bout du monde.... car les bêtes c'est sa passion. Mais quand il arrive, des événements inquiétants vont provoquer la fuite de plusieurs de ses petits (et moins petits) pensionnaires: intéressant, de voir qu'alors qu'autour de lui le chaos s'installe, Newt ne se préoccupe finalement que du bien-être de ses bestioles excentriques!

Sauf que dans son périple loufoque, il a rencontré une magicienne, la sympathique Tina (Katherine Waterston), sa soeur Queenie (Alison Sudol, Queenie est une romantique en mal de rencontre avec les non-magiciens, ce qui est très strictement réglementé par les sorciers des Etats-Unis), et un aspirant pâtissier, Jacob Kowalski (Dan Fogler).

Et parmi les choses auxquelles Skamander ne prête pas attention, il y a ls étranges phénomènes magiques qui détruisent des quartiers entiers de New York, et le double jeu inquiétant mené par un sorcier du ministère, le trouble Percival Graves (Colin Farrell)...

David Yates, toujours à la barre des films adaptés de J. K. Rowling depuis The order of the Phoenix, a du accueillir avec un certain plaisir cette nouvelle mission, car ce film scénarisé directement par la maman d'Harry Potter lui permet à la fois de reprendre du service pour la franchise, sans avoir à rendre compte à la fois à la production, à l'auteure, et bien sur... aux fans. Ce film lui permet de prendre le meilleur d'Harry Potter, sans les passages obligés, tout en construisant quelque chose de nouveau. Et à ce titre c'est très réussi: on n'a pas besoin d'introduction, après tout, le film se passe dans un univers parallèle qu'on connaît bien. Et pour les besoins du décalage habituel, un personnage, le très réussi Jacob Kowalski, nous sert de guide, car c'est un "muggle" (Je sais, il y a des termes établis en Français qui traduisent l'univers d'Harry Potter. Je vais les ignorer, avec mépris), soit un non-magicien: à noter qu'en Anglais Britannique on dit muggle, mais en Américain, on utilise plutôt le terme "no-maj"! Et en parallèle aux difficultés de Kowalski à appréhender ce monde magique qui tout à coup s'ouvre devant lui, le film nous promène constamment entre univers Américain des sorciers, et le New York des années 20, superbement reproduit. A ce titre, le fiml n'a pas volé son Oscar des costumes...

Bon, il y a une intrigue, j'ai envie de dire hélas, car c'est toujours le point faible de ce genre de films... Celle-ci me perd un peu, d'autant qu'il y a trois lignes directrices: d'un côté la quête par Newt de ses animaux évadés, et les rencontres qui' s'ensuivent avec Tina, Queenie et Jacob. Ensuite, la présence d'une menace sur le monde de la magie sous la forme d'un "obscurial" (C'est cette partie de l'intrigue qui est la plus ennuyeuse, occasionnant une scène spectaculaire... mais trois fois trop longue, vers la fin); enfin, annoncée dès le départ, la disparition du dangereux sorcier pré-Voldemort Grindewald sous-tend le film en nous promettant une suite. Je n'irai pas plus loin, et ne commenterai pas le fait que Johnny Depp, aperçu quinze secondes, réussit l'exploit d'être mauvais comme un cochon, en quinze secondes top chrono. On ne change pas.

Mais le film prend son sel dans le fait que les protagonistes ici sont plus adultes que les ados habituels (même si Newt...), et du coup le film monte d'un cran dans sa tranche d'âge! Et quelle belle vision des années 20, une période dont il n'est sans doute pas besoin d'expliquer que je la connais bien, et l'aime particulièrement... Et le film une fois de plus explore les thèmes de prédilection, notamment la nécessaire importance accordée aux femmes, et le vivre ensemble au-delà des différences, ce qui à l'heure d'une élection présidentielle Française marquée à l'extrême-droite, à l'heure de l'accession d'un fasciste à la maison blanche, et alors que les populismes menacent de tout détruire un peu partout, est une fois de plus nécessaire.

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Published by François Massarelli - dans Harry Potter