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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 20:45

Ceci est le troisième film d'Epstein pour la compagnie Albatros, et le scénario en est signé de sa soeur Marie... Mais la patronne incontestée, déjà vue dans Le lion des Mogols, et qui avait joué aux côtés d'Ivan Mosjoukine aussi bien en Russie qu'en France (Le brasier ardent), c'est Natalie Lissenko. Mon sentiment, devant ce film, c'est qu'Epstein s'est tout simplement dit qu'il allait profiter de la commande pour faire ses gammes...

La comtesse Maresco (Lissenko) se sacrifie pour un homme (Jean Angelo) qui disparaît en la laissant enceinte. Vingt ans plus tard, les fantômes du passé resurgissent: alors qu'elle a refait sa vie autour de son fils unique, Jacques (Pierre Batcheff), elle constate que celui-ci devient aussi joueur que l'était son père... Et celui-ci, qui a fait fortune aux Etats-Unis, refait surface.

Naalie Lissenko est grande, belle et digne, Jean Angelo est lent, et Pierre Batcheff intense dans un de ses premiers rôles. Epstein souligne un peu trop ses effets, dans une production qui pourrait finir par devenir profondément ennuyeuse à force de lenteur... Mais on voit ou toute l'équipe veut en venir: on sonde ici les tréfonds de l'âme d'une mère: passionnée, jusqu'au-boutiste, accueillant à bras ouverts la mauvaise foi si la bonne santé de son fils en dépend... Une maman bien Russe, au fond.

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Published by François Massarelli - dans Muet 1925 Jean Epstein Albatros