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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 16:40

Dans les années 30, durant l'occupation Japonaise de la Corée, Sook-Hee une jeune servante locale (Kim Tae-ri) est employée pour être la femme de chambre d'une jeune héritière Japonaise (Kim Min-Hee), orpheline et couvée par son vieil oncle qui envisage de se marier avec elle. Ele devient très vite sa confidente, et lui est clairement indispensable. Elle assiste à l'arrivée d'un noble Japonais, le comte Fujiwara (Ha Jung-Hoo), qui envisage lui aussi de demander la main de la jeune femme.

Sauf que...

Ce n'est pas la première fois que Sook-Hee rencontre le "comte", qui n'est en réalité ni noble ni Japonais. Il s'agit d'un aventurier, sans aucun scrupule, qui a engagé Sook-Hee pour manipuler l'héritière et faire main basse sur sa fortune. Mais Sook-Hee a de plus en plus de scrupules, car à force de fréquenter au quotidien sa maîtresse, elle en est tombée amoureuse. 

Sauf que...

On pourrait continuer comme ça longtemps, à montrer les tournants, coups de théâtres et autres digressions. C'est d'ailleurs ce que fait très bien le film, qui joue avec nos acquis sur le film, et notre perception des personnages, en permanence. Un peu à la façon dont Denis Villeneuve ouvre ses films de l'intérieur en jouant sur la chronologie, il multiplie les décrochages temporels, qui replacent les mouvements déjà aperçus des personnages dans un contexte différent, et le fait en maintenant en permanence son cap: faire un film qui explore avec un certain esprit satirique la Corée sous la botte, sous l'angle des profiteurs que sont les escrocs du genre du "comte"... Il s'agit aussi de retracer une anecdote du passé dans ses moindres détails, un domaine dans lequel il excelle: le sens du détail du cinéaste laisse pantois, ainsi que son montage inventif et qui joue en permanence sur les pleins et les déliés, alternant non seulement lenteur et rapidité, mais aussi mobilité et immobilité; Il explore aussi une histoire d'amour entre deux femmes, située dans un monde patriarcal, peuplé d'hommes tous plus dégoûtants les uns que les autres...

Au final, un film maîtrisé dans ses moindres détails, superbe de bout en bout, osé bien sur, mais aussi drôle. Qui ne demande qu'à être revu.

Donc on le reverra...

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Published by François Massarelli - dans Park Chan-Wook