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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 21:19

Il ne reste que dix minutes ou presque de ce film. Impossible de se faire une opinion, donc, d'autant que les séquences restantes sont tirées d'une seule et même bobine, située d'après ce qu'on connaît du script au début: Greta Garbo y incarne une jeune femme montée à Paris, qui rend deux homes amoureux d'elle: un soldat (Lars Hanson), qui serait l'élu de son coeur, si il ne devait pas constamment la quitter pour partir en campagne, et un homme d'affaires (Lowell Sherman), qui est un profiteur véreux mais qui lui promet monts et merveilles... L'occasion pour l'actrice de se retrouver dans une formule archi-éprouvée (The torrent, Susan Lenox, etc): d'un côté, l'amour et la découverte du plaisir pour une jeune femme pure, qui va glisser dans la déchéance, et menacer de perdre son amoureux. La bobine retrouvée (Au Gosfilmofond) nous montre Lars Hanson arriver au domicile de sa petite fée du logis, et leurs amours se transforment en dispute avant de ressembler furieusement à un prélude de réconciliation sur l'oreiller...

Il y a peu à dire de The divine woman, sorti en janvier 1928: il est évident que son pedigree est celui d'un produit de consommation courante, dont peu d'éléments subsistent qui pourraient nous indiquer si Sjöström a su transcender l'écueil du tout-venant (Ce que Fred Niblo avec The mysterious lady, et Clarence Brown avec Flesh and the devil, après tout, ont parfaitement réussi en misant tout sur la star et son jeu unique!). Au moins peut-on constater le naturel avec lequel Hanson et Garbo dirigés par Sjöström jouent une scène d'amour quasi enfantine, ou le fait que le maître Suédois, cantonné pour ce film par l'outrage des ans à une scène dans un appartement, utilise les décors et le fondu-enchaîné, l'un de ses péchés mignons.

...Et râlons! râlons contre la MGM qui parfois gâchait ses stars et ses metteurs en scène avec des films qui finissaient par tellement se ressembler que personne ne cherchait à trouver des titres qui se différencient vraiment: The divine woman, The mysterious lady... Râlons aussi qu'il y ait eu tant de films qui n'ont pas pu survivre jusqu'à nous, effacés physiquement, impossible à revoir, imaginer ou reconstruire. Gardons ces 9 mn 15, et regardons-le comme on verrait un fantôme...

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Published by François Massarelli - dans Muet Victor Sjöström 1927 Film perdu Greta Garbo